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Nr. 00254- June 29th, 2021 – Weekly Newspaper devoted to Science & Technology in Africa ** Pour la promotion de l'esprit scientifique en Afrique

L’argent de la honte et la banalisation du génocide namibien: entre continuité coloniale et continuum Nazi en Allemagne

Survivants Herero après leur fuite dans le désert aride d'Omaheke, dans le Sud-Ouest africain allemand (Namibie actuelle).© Collection J.B. Gewald/ Courtoisie de la Vereinigte Evangelische Mission Archiv, Wuppertal.DRMalgré un contexte inédit avec les récentes mobilisations mondiales de l’ « African Liberation day » ,les rebondissements politiques au Mali, la visite de Macron au Rwanda, les débat américains sur les réparations toujours revendiquées par les survivants du massacre de Tulsa et enfin la très controversé conférence de l’éco à Lomé. Et cela sans oublier de mentionner, les récentes démonstrations solidaires des organisations noires contre les violences policières, et la critique de la blanchité  puis les débats autour des restitutions et réparations coloniales, la colonialité de l’espace publique fermement critiquée (Déboulonnage et changement des noms de rues pro colonialistes ) dans des États comme la France, l’Angleterre, la Belgique, la Hollande et l’Allemagne, aux USA nous oblige à prendre du recule. Mais il aurait été presque impossible de passer á coté de la déclaration du gouvernement Allemand concernant le Génocide oublié des peuples Namas et Ovahereros. Nous sommes forcés de se demander comment les Européens blancs prennent au sérieux leur passé et leur histoire coloniale? Comment se fait t’il que les revendications des populations noires pour des réparations légitimes pour l’esclavage et colonialisme n’aboutissent jamais et surtout, faisant toujours l’objet de banalisation, révisionnisme et incessante discussions et mépris ? Pourquoi le 1er génocide du 20eme siècle perpétré par des Allemands en Namibie, offrant ainsi à l’Allemagne Nazi un savoir faire pour la préparation du génocide Juif, – n’attire pas plus d’intérêt et d’empathie et de considérations dans l’enseignement scolaire Allemand et Européen? Nous allons voir que la réalité dépasse parfois la fiction, et que l’impunité historique des blancs Européens pour des crimes contre l’humanité a de beaux jours devant soi.

 Le Génocide oublié

Qu’ont fait les Allemands en Namibie il y a 100 ans ? Il n’est pas inutile de rappeler que le projet colonial Européen a commencé d’être conspiré sous Bismarck en Allemagne au congrès de Berlin en 1884. De cette sordide conférence réunissant la crème des suprémacistes blancs européens, des accords de partages sombres et surréalistes de l’Afrique ont été établis. Après la conférence de Berlin, les Allemands sont partis fièrement occuper ce qui est aujourd’hui la Namibie. Sans attendre les colons allemands font face à de fortes résistances, et ont pris pour cible les membres de deux groupes ethniques – les Hereros et les Namas.

C’est ainsi que les Namas se sont organisés autour des figures comme Hendrik Witbooi et les Ovaherero autour de Samuel Maharero. Le nouveau chef du clan des Witbooi Hendrik, renforça ses liens avec les autres tribus namas qui se rallièrent à son commandement. Très rapidement des conflits armés éclatent avec les autorités coloniales allemandes dont Witbooi refusait la protection, menant pendant quatre ans de 1893 à 1896 une guérilla contre les troupes coloniales allemandes de Curt von François puis de Theodor Leutwein. Il participa aussi au soulèvement Herero de 1904, ralliant la rébellion, à la suite du massacre des Hereros. Blessé à la fin du mois d’octobre 1905 en pleine action contre les forces coloniales : touché par balle, il réussit toutefois à s’enfuir à cheval, mais meurt à son arrivée parmi les siens, le 29 octobre 1905.

Le 12 janvier 1904, les tribus Hereros conduites par Samuel Maharero se révoltent aussi contre l’administration coloniale allemande. Ainsi, en réaction, le gouvernement allemand envoie alors le général Lothar von Trotha surnommé « le Requin » et 15 000 soldats pour briser cette résistance. von Trotha , encercla des trois côtés la résistance Herero, à la bataille de Waterberg le 11 août 1904. Puis il commença le génocide en empoisonnant les points d’eau. Maharero parvint à rejoindre le Bechuanaland britannique, où il meurt en 1923.

Ainsi selon les historiens, sur une population totale de 100 000 personnes, environ 80 % des Hereros seraient morts. Les soldats allemands ont abattu les Hereros, les ont pendus, les ont conduits dans le désert et ont fermé tous les points d’eau pour empêcher les survivants de revenir, laissant ainsi des milliers d’Hereros mourir de soif au fin fond du désert. Les survivants Hereros furent parqués ensuite dans des camps de concentration ou servaient d’esclaves. Beaucoup moururent de malnutrition ou de dysenterie. Environ 10 000 personnes de l’ethnie Nama – soit environ la moitié de la population totale de l’époque – a été aussi exterminée.

Après la défaite de la Première Guerre mondiale, l’Allemagne a perdu la Namibie et ses autres colonies africaines telles que le Cameroun, l’Ostafrika (Tanzanie, Ruanda, Burundi) et le Togoland. La Namibie devient une autre colonie, dirigée par les autorités racistes blanches d’Afrique du Sud. Alors parler du génocide est devenu tabou en Namibie jusqu’en 1990. Cela explique le tardif traitement de ce génocide, mais les descendants des Hereros et des Namas, groupes marginalisés au sein même de la Namibie, ont gardé en vie les récits de leur génocide par le biais de la transmission familiale et de manifestations culturelles.

Nous savons que le Génocide des Hereros et Namas a été seulement réhabilité dans la mémoire collective officiellement le 2 juillet 1985 après que la Commission des droits de humains des Nations unies, ai ouvert un rapport issue du rapport Whitaker intitulé Revised and Updated Report on the Question of the Prevention and Punishment of the Crime of Genocide. Ceci dit les Namas et Hereros ont, et subissent jusqu’à aujourd’hui une triple peine après leur génocide : Ils/elles/eux sont sans terre, oublié.es et méprisé.es par l’Allemagne en complicité opaque avec le Gouvernement Namibien.

Les fantômes Nazies du Génocide Namibien. De Von Trota, von Epp à Mengele , le règne des Colon-nazi...

Les Historiens experts en Allemagne sur ce sujet, estiment que le génocide des Herero et des Nama serait l’ancêtre idéologique et empirique du nazisme et de l’Holocauste. Tony Barta, chercheur associé honoraire à l’université La Trobe, affirme que le génocide des Hereros a inspiré Hitler. Pour réprimer l’opposition des Nama et Herero, l’Allemagne a envoyé Lothar von Trotha, un commandant militaire réputé pour sa cruauté dans les possessions allemandes d’Asie et d’Afrique de l’Est. En Namibie, il dirige ce que l’on appelle la « Schutztruppe », ou force de protection, un nom qui fait échos aux troupes d’élites de l’Armée Hitlérienne plus tard en 1933. En 1904, Lothar von Trotha signa un ordre d’extermination (Vernichtungsbefehl) stipulant : « Tout Herero, avec ou sans fusil, avec ou sans bétail, sera abattu, femmes et enfants compris ». L’année suivante, il lança un avertissement similaire aux Namas, le deuxième groupe ethnique visé par l’extermination.

Dans les territoires africains dominés par l’Allemagne, les colons allemands étudiaient l’eugénisme, et avaient pour obsession d’améliorer la race humaine par la reproduction sélective. Ils ont ainsi développé des idées sur la pureté raciale et le mélange des « races ». Cela anima les scientifiques à envoyer en Allemagne des centaines de crânes victimes du Génocide pour être examinés. C’est ainsi que le jeune généticien Eugen Fischer – a été le professeur du funeste docteur Joseph Mengele qui pratiqua des expérimentations génétiques criminelles à Auschwitz en 1943. Eugen Fischer procède similairement sur les détenus Namibiens, avec d’horribles expérimentations médicales. De retour à Berlin, il fonde en 1927 l’Institut Kaiser-Wilhelm d’anthropologie.

D’ailleurs n’oublions pas aussi l’importance qu’avaient les anciennes colonies allemandes, dans l’agenda du IIIème Reich. Hitler avait clairement fait savoir ses intentions de reconquête Coloniales en Afrique et ses projets mortifères sur les noir.es africain.es, ceci inspiré de ses prédécesseurs comme Theodor Leutwein, du général Lothar von Trotha dit « le Requin » , secondé par Franz von Epp qui devient le président de la Ligue coloniale du III Reich. Ces dernières années, certains crânes de ces atrocités ont été restitués à la Namibie rappelant ainsi l’un des aspects les plus nazi et controversés de l’histoire colonial du génocide Namibien. Malgré ces bonnes intentions la Namibie aujourd’hui, rassemble plus de monuments et de cimetières commémorant les soldats colons-nazis, (les morts de la Schutztruppe), que ceux honorant les victimes du génocide.

Demi-excuses mais fausses Réparations

Le vendredi 28 mai 2021, l’Allemagne sort de son silence méprisant et a officiellement reconnu l’aspect « génocidaire » des massacres. La présentation des excuses se fera envers le régime Namibien mais pas aux familles de survivants Namas et Hereros, tout comme elle s’est engagée à fournir 1,35 milliard d’euros pour des projets de reconstruction et de développement, mais rien aux descendants de victimes. On peut sans hésiter parler de réparations honteuses aux vue des crimes commis. Mais surtout à cause de la United conventions of Genocide (1948), l’Allemagne refuse de reconnaître officiellement le Génocide Namibien et d’utiliser le terme de « Réparation ».

Les Allemands ont fait clairement savoir que la convention de Genève de 1948 ne pouvait être appliquée rétroactivement aux génocides passés. Les anciennes puissances coloniales européennes comme l’Allemagne craignent probablement cette reconnaissance, car cela pourrait donner lieu à des réclamations de la part d’autres anciennes colonies… Normalement le terme « génocide » ouvre à une série de mesures entendues sur le plan du droit international telle que l’imprescriptibilité des crimes, la notion de réparation, le devoir de mémoire, et surtout l’affirmation incontestable des faits.

Si l’Allemagne a indiqué très tôt qu’elle était prête à reconnaître les atrocités, la dénomination de tout paiement ne doit surtout pas être considérée comme une « réparation », dit-elle. On peut clairement qualifier cette attitude s’inscrivant plutôt dans un mécanisme néo-colonial de l’aide au développement. En effet, le problème des terres et des restitutions reste encore ouvert en Namibie. En Namibie, 70 % des terres appartiennent à des fermiers blancs, et les Hereros et les Namas sont toujours des minorités marginalisées, en grande partie sans terre. Cet accord de dupe offrant 1,35 milliard d’euros au gouvernement Namibien ne changera rien, pour les peuples Herero et Nama.

Rappelons ce rapport de 48 pages intitulé Namibia Land Statistics, commandé en 2018 par l’Agence namibienne de la statistique (NSA), montrant que la Namibie a une histoire de conquête et de dépossession coloniale qui a poussé la majorité noire vers les townships urbains et les zones rurales surpeuplées. Alors que les Noirs représentent 80 % de la population namibienne, les Blancs continuent d’être les propriétaires fonciers majoritaires des terres les plus fertiles et humides du pays. Dans une interview accordée en 2012 à la chaîne de télévision internationale Al Jazeera, l’ancien président Hifikepunye Pohamba a mis en garde contre une éventuelle révolution foncière si le statu quo actuel persiste. Certains militants, comme George Kambala, militant de l’AR, soutenu par le leader Bernadus Swartbooi du Landless People’s Movement, ont déclaré que « la Constitution prévoit l’expropriation des terres sans compensation pour le bien public, il est grand temps que le gouvernement active cette clause ». Est-ce pour cette raison que l’Allemagne continue à ignorer les Namas et Hereros et ne pas négocier avec eux?

 Réactions des Namas/Ovahereros et de la diaspora noire Africaine en Allemagne

Quelles sont les revendications ? Les revendications sur la reconnaissance du génocide sont claires; Justice, Dignité et Réparations. Ces revendications légitimes ont commencé après l’indépendance de la Namibie en 1990, et se sont renforcée avec le 100e anniversaire du Génocide en 2004. Ces dernières années, les revendications pour examiner cette histoire coloniale se sont accentuées grâce à certains activistes de la gauche radicale, Historiens et surtout des coalitions noires autonomes de la diaspora qui soutiennent fermement les communautés Namas et Hereros d’Allemagne. Ce point important mérite d’être souligné. En effet le groupe d’activistes Panafricanistes Bundnis25mai, a récemment exprimé ses vives critiques et a dénoncé l’hypocrisie de cette accord ainsi que son aspect néocolonialiste réclamant le paiement direct au victimes: https://25mai.blackblogs.org/2021/05/25/reparationen-fuer-den-voelkermord-an-den-herero-und-nama/.

Vous pouvez signer la pétition ici:

Petition · Germany: Pay reparations to the victims of the genocide not to government · Change.org

Les critiques Namas et Héréros de l’Accord du 28 mai 2021?

Cet accord a suscité des critiques, de la part des Hereros et des Namas vivant dans la diaspora, car n’étant pas représentés dans les négociations, ils/elles se sentent exclu.es. L’historien allemand Zimmerer a d’ailleurs déclaré à ce sujet « si vous voulez une réconciliation, vous devez faire les choses correctement avec les Hereros et les Namas ».

Si une certaine partie des groupes représentant les Hereros et les Namas ont accepté les termes de l’accord, beaucoup d’autres ne sont pas prêts à l’accepter et pensent que le président allemand ne devrait pas venir les visiter en Namibie. Dans une déclaration commune, deux groupes représentant les descendants des victimes ont fait valoir que le génocide a été commis contre leur peuple, qui aurait dû, selon eux, être le principal négociateur avec l’Allemagne, et non le gouvernement namibien. Selon Vekuii Rukoro, chef de l’autorité traditionnelle Ovaherero, et Gaob J. Isaack, chef de l’association des chefs traditionnels Namas « L’accord bilatéral entre l’Allemagne et la Namibie n’est rien d’autre que la construction d’un état d’esprit raciste de la part de l’Allemagne et d’une soumission néocoloniale de la part de la Namibie ».

Par ailleurs, les termes de l’accord dit de « réconciliation » ont soulevé la colère des représentants Hereros et Namas. Ces derniers ont quelques heures après l’annonce de l’accord organisé une manifestation à Windhoek , alors que le gouvernement Namibien saluait cet accord comme un « pas dans la bonne direction »… Les activistes descendants de survivants ont dénoncé le manque de transparence des négociations et ont accusé l’Allemagne de vouloir faire pression sur leur gouvernement en position faible pour accepter un accord très injuste. Un rapport de force que les militants comprennent très bien et tentent d’exposer aussi. Les Namibiens dénoncent cet accord « irrespectueux » sur le génocide commis par les allemands en Namibie. L’opposition à cet accord accuse raisonnablement l’Allemagne de se soustraire délibérément aux « réparations », qui soumettraient le pays à une série d’obligations financières en vertu du droit international relatif aux droits humains.

Mais beaucoup parmi les Hereros et les Namas voient aussi un traitement inégal entre la façon dont l’Allemagne a abordé leur génocide et la façon dont elle a traité les réparations avec les Juifs après la Seconde Guerre mondiale. Alors (non loin de romantiser ) la Jewish Claims Conference a négocié avec l’Allemagne ses réparations avec un succès très relatif. Cette organisation a été fondée en 1952 par les représentants de 23 groupes Juifs, afin d’indemniser les Juifs du monde entier à hauteur de 80 milliards de dollars.

Le journal New York Times, rapporte en ces termes, les propos poignant de Mme Luipert, descendante de survivants Nama : « L’Allemagne a parlé à de nombreux groupes juifs différents après l’Holocauste. Elle n’a pas dit qu’elle ne parlerait qu’à Israël »(…) « Pourquoi l’Allemagne dit-elle maintenant, quand il s’agit des Namas et des Hereros, qu’elle n’est pas prêts à parler à une douzaine de groupes différents ? Est-ce parce que nous sommes noirs ? » déclara-t-elle.

J’insiste ici sur le fait que l’analogie transversale que les activistes Namas et Hereros font avec le traitement des survivants Juifs de la Shoah, ne doit pas être un prétexte pour verser dans l’improductive polémique des compétions mémorielles, ou encore dans de l’antisémitisme brutal, accusant les juifs de « blancs » pour justifier le succès relatif de leur réparations (Les Juifs ont été génocidés justement car ils/elles/eux ne sont pas blanc.hes). Chaque mémoire historique de victimes de génocides méritent reconnaissances et un traitement digne avec des analyses rigoureuses et de l’empathie pour les victimes.

Amnésie coloniale et Reconnaissance des Génocides : Le jeu allemand…

L’Allemagne est un des rare pays au monde à cumuler une histoire de double Génocide. Comment l’Allemagne fait t’elle fasse á son double passé génocidaire ? Tout d’abord il est claire que l’enseignement de l’histoire coloniale et du Génocide Namibien en Allemagne n’est pas une priorité du ministère de l’éducation Allemande. Mais pourquoi cela ? Peut être en raison du fait même qu’aujourd’hui encore, de nombreux touristes allemands visitent la Namibie, y organisent des fêtes de la bière dans un décor cyniquement garni de bâtiments bien préservés de l’ère coloniale génocidaire Allemande et des noms de villes au relent colonial. Il ne s’agit en aucun cas de tourisme mémoriel respectueux vous l’aurez compris, mais plutôt de banalisation scandaleuse entretenu par les ressortissants blancs Allemands et en complicité avec les services diplomatiques du tourismes Allemands et Namibiens. On pourrait peut être aussi y entrevoir au vue du nombre hallucinant de monuments à l’honneur des Colons Génocidaires Allemands en Namibie, une forme de dévotion dissimulé et nostalgique de l’époque où l’Allemagne avait sa place coloniale sous le Soleil Africain et expérimentaient allégrement sur des corps Namibiens…

Une autre manière de comprendre ce scandale autour des accords du 28 mai 2021, est d’examiner sérieusement cette ambiguïté des Allemands envers les Namibiens. Dans un sens l’Allemagne en tant qu’État-Nation fait preuve de politiquement correcte avec des déclarations un peu sensationnelle mais creuse au final, et de l’autre côté nous avons à faire á une économie politique néocolonialiste cynique, où une partie des terres Namas et Hereros ne sont toujours pas rendu, mais plutôt transmis ou vendu à des fermiers Blancs Allemands et Sud-Africains. Il serait difficile de ne pas décrire cette politique foncière de néo-nazi et néocolonialiste.

D’ailleurs on pourrait quand même se questionner, pour savoir comment ces semis- reconnaissances et critiques de cet accord vont également pouvoir impacter la population Allemande dans sa majorité? Est-ce qu’à travers une réforme fédérale de l’enseignement de l’histoire coloniale en Allemagne nous pourrions décoloniser et dénazifier les esprits allemands? Pourquoi diable les Hereros et Namas devraient-ils/elles/eux se contenter d’une semi-reconnaissance et célébrer une demi-réparation? Il serait vraiment temps que l’Allemagne se manifeste sur ces problématiques et cesse d’insulter l’intelligence africaine.

Source de la photo: Survivants Herero après leur fuite dans le désert aride d’Omaheke, dans le Sud-Ouest africain allemand (Namibie actuelle).© Collection J.B. Gewald/ Courtoisie de la Vereinigte Evangelische Mission Archiv, Wuppertal.DR

 Auteur:

Fidel Amoussou-Moderan
Doctoral researcher, History,
General Secretary for A.D.I
Contributor for the Journal
www.africa-and-science.com

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