Candidate: Florence TSAGUÉ ASSOPGOUM
Le 13 Avril 2011, Florence TSAGUÉ ASSOPGOUM, étudiante camerounaise à l’Université de Siegen (Allemagne), a soutenu avec la mention « Très Bien », une thèse de Doctorat en Sciences Politiques et Langues Appliquées sur le thème : « Les migrations africaines dans la presse sénégalaise et allemande de 1998 à 2008 : «Frankfurter Allgemeine Zeitung », «Süddeutsche Zeitung», «Walfadjri», «Le Soleil» et «Sud Quotidien»« . Ce fut devant un jury composé des professeurs Sigrid BARINGHORST, Jürgen BELLERS, Gerhard HUFNAGEL et de Dr. Leila BENTABED. (available in French)
Aperçu
Les migrations africaines ont pris de l’ampleur depuis les années 1990. En 2006 par exemple, environ 4,6 Millions de personnes ayant la nationalité d’un État africain étaient enregistrées au sein de l’Union Européenne (Schmid/Borchers, 2009, P 15). En Allemagne le nombre d’immigrés africains était estimé à 275.000 (Statistisches Bundesamt, 2007).
Les causes de la pression migratoire venant des États africains sont complexes et peuvent être mieux présentées selon le modèle « push and pull ». Cette approche, considérée comme la plus utilisée pour expliquer les motifs de migrations, postule qu’il existe dans les sociétés de départ des migrants des facteurs négatifs, répulsifs (push factors) qui favorisent le départ, et dans les sociétés d’accueil des facteurs attractifs et positifs (pull factors). C’est dont de la combinaison de ces deux facteurs que naît le projet migratoire. Dans le cas de l’immigration africaine en Europe : Les « push factors » se résument aux problèmes économiques, politiques, sociaux des pays africains, tandis que les « pull factors » font référence à la possibilité d’accès à des emplois fortement rémunérés, à la qualité de la vie, au haut standard en matière de bonne gouvernance et du respect des droits humains et à un système éducatif de référence.
Comme presse du pays d’accueil, les journaux allemands trouvent-ils dans les migrations de l’Afrique une menace pour l’équilibre économique et culturel de l’Europe ? La presse sénégalaise thématise-t-elle la fuite des cerveaux comme une perte énorme pour les pays africains ou voit-elle en l’émigration un soulagement face au chômage des jeunes africains ? Quel est le lien établi entre la pauvreté et la colonisation ? Quelle part de responsabilité attribue-t-elle aux États africains et aux États Européens ? La presse sert-elle d’instance de sensibilisation, de critique ou de légitimation des politiques migratoires ? Quelle stratégie utilisent les journaux sénégalais pour déconstruire l’image «d’eldorado» de l’Europe encore trop ancrée dans les pays africains ? Telles sont des questions que Florence TSAGUÉ ASSOPGOUM aborde en utilisant comme matériaux les articles de journaux parus entre 1998 et 2008 dans la presse d’élite sénégalaise et allemande.
Sur l’auteure
Née à Bafou-Djuttitsa dans la région de l’Ouest au Cameroun, Florence TSAGUÉ ASSOPGOUM est une ancienne élève de l’École Publique de Djuttitsa et du Collège Saint Laurent de Bafou. Elle a étudié les Sciences Politiques, la Littérature Anglaise et Langues Appliquées à l´Université de Siegen en Allemagne. Elle publie en 2009 son premier roman intitulé « Femmes connues, coépouses inconnues » (Editions Edilivre), un roman qui traite de la polygamie dans un monde en pleine mutation. En marge de ses activités scientifiques, , Florence TSAGUÉ ASSOPGOUM est Chargée de communication de l’Association des Camerounais de Siegen «Cameroonian Community in Siegerland», membre de « African Development Initiative », et membre du Conseil d’Intégration de la ville de Siegen./-
The New issue of our Scientific Journal: Africa & Science / Afrika & Wissenschaft- Band 1, Heft 5 (2011) Prof. Ian SPEARS, Political Scientist, University of Guelph (Canada)
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Document interessant. Je posais d’ailleurs la question suivante à un intellectuel Camerounais qui occupe une fonction non moins importante dans un Ministère au Cameroun:
»Ne faut-il pas refflechir comment s’installer en Europe, vu le Diplôme de 3eme cycle universitaire que nous possedons,nous trouverons là bas de quoi mettre à l’aise nos petites famille et nos parents et frères restés au Pays? »
Voilà sa reponse:
»Si on quitte le pays, alors les vieux qui sont aux affaires depuis des decennies seront fiers, car ils veront une partie des potentiels opposants partir et auront la posibilité de mieux installer leurs enfants aux affaires sans le moindre bruit. »
Leçons: l’immigration n’est en réalité pas combattue par les Etats Africains et, même si on occupe une certaine place dans un ministère, on n’est pas à l’abris du besoin, les salaires étant très insuffissant par rapport au niveau de vie.