L’État Expliqué aux Africains : Un livre qui vient de paraître et qui fait grand bruit
Ce n’était pas que la guerre des partisans d’ Alassane Dramane Ouattara contre ceux de Laurent Gbagbo. C’était aussi la guerre des «nordistes» contre les «sudistes» selon un observateur Malien. En effet, Alassane Ouattara est originaire de la partie nord et Laurent Gbagbo de la région du sud. Quoi qu’il en soit, aux yeux de nombreux observateurs, il s’agissait d’une opposition politique entre Ivoiriens, un point c’est tout!
Guerre sanglante d’Abidjan à Yamoussoukro, la Côte d’Ivoire de l’année 2010-2011 rappelait un Rwanda que l’on voudrait bien vite oublier. Aujourd’hui, on ne parle plus d’Abobo à Abidjan, mais plutôt de Tombouctou, du nord du Mali, après le départ surprise de Amani Toumani Touré, «le général qui n’aimait pas la guerre». Outre le Mali, les médias parlent ces derniers jours de «Boko Haram», une organisation islamiste en intenses activités au Nigeria, mais aussi au Cameroun.
Vindicte populaire
À propos du Cameroun justement, on préfère des fois brûler plutôt vif. Contrairement aux «brûlés vifs» de la Côte d’Ivoire de 2010-2011, les «brûlés vifs» du Cameroun se voient ainsi jugés et condamnés à mort par le tribunal de la rue EN TEMPS DE PAIX. Curieux quand même! Ces «brûlés vifs» de Douala au Cameroun sont parfois jugés et condamnés à mort en moins d’une quinzaine de minutes, souvent à quelques mètres des commissariats de police ou postes de gendarmerie.
Au juste, comment comprendre qu’une population soit si portée à «brûler vif»? Comment expliquer que les Africains soient si facilement portés à s’entre-massacrer? Pourquoi est-il aujourd’hui peu probable que Francophones et Anglophones (au Canada), Bretons et Alsaciens (en France) ou Bavarois et Souabes (en Allemagne) s’entre-découpent à la machette comme cela a été le cas entre forces politiques opposées en Côte d’Ivoire en 2011, comme ce fut le cas entre Hema et Lendu à l’Est du Congo-Kinshasa en 2002, ou encore entre Hutu et Tutsi au Rwanda en 1994?
Selon l’auteur, ces massacres s’expliquent essentiellement par la méconnaissance du modèle « État ». Car, pense t-il, si les Africains avaient vraiment compris l’État moderne dans son fondement, ses institutions et principes de fonctionnement, ils auraient également compris la grande inutilité de certaines formes de violences. Ainsi, et selon l’auteur, mieux ils comprendront ce qu’est un État, moins ils s’entre-assassineront, et plus ils se mettront au travail pour la consolidation de ce qu’ils ont de si commun: le drapeau national.
Bon de Commande/ Purchase Order
Article :
Livre, 135 pages
Titre : L’État Expliqué aux Africains
Auteur : Léonard JAMFA
Éditeur : Africa & Science
The Scientific Publisher
ISBN: 978-2-9808950-4-3
Dépôt légal : Bibliothèque et Archives Canada, 2012
Dépôt légal : Bibliothèque et Archives Nationales du Québec, 2012
Prix unitaire : Europe : 7 Euros ; Canada et USA : 10 $
Prix Afrique : 2500 Francs CFa
+ 2 Euros (Frais d’envoi postal)
Pour commander le livre :
Écrire à : info@africa-and-science.com
Livre – L’Etat Expliqué aux Africains – Bon de Commande
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Bonsoir Mr. Kom,
Merci pour votre message. Généralement, il est conseillé de ne pas porter d’avis critique sur une oeuvre que l’on n’a pas pris la peine de lire. Après lecture de ce livre, vous changerez d’avis. Ceci dit, deux arguments contredisent votre position.
1. Les Africains (d’Afrique au Sud du Sahara) demeurent largement ignorant des principes élémentaires de fonctionnement d’un Etat. Cette méconnaissance se manifeste notamment par la qualité de leur participation à la vie politique dans leurs Etats respectifs. La faute ne leur revient pas nécessairement. C’est la faillite de l’éducation à la citoyenneté.
2. Sur la faiblesse de la masse monétaire et la pauvreté comme sources de conflits: Cette autre argument ne tient pas solidement la route non plus. Car, l’Afrique est plutôt trop riche. Pour preuve, toutes les grandes puissances veulent leur part de l’Afrique. La Chine ne fait pas exception. En plus, les données statistiques font état de la sur-liquidité des banques dans certains Etats Africains.
De ce fait, expliquer le retard actuel et les conflits qui ruinent notre continent par la pauvreté et la faiblesse de la masse monétaire ne tient pas la route. La principale cause de notre retard se trouve dans notre large méconnaissance des principes élémentaires de fonctionnement d’un Etat (au sens moderne du terme).Une situation qui pollue la qualité de notre participation politique. Nous gagnerons à nous mettre à l’école, en toute modestie. Car l’Etat moderne, nous ne le connaissons que trop peu.
Cordialement,
Admin
Africa-and-Science
http://www.africa-and-science.com
Je pense que l’on devrait être très prudent lorsque l’on porte un jugement(particulièrement négatif)d’ensemble sur le peuple africain, sous peine d’afficher une éventuelle ignorance. Se présenter comme un messie qui vient expliquer l’État aux Africains a quelque chose de hautain et faux. Croire que les Africains dans leur ensemble sont restés incapables de comprendre le concept d’État, est une abbération.
Dans le monde actuel, la masse monétaire mondiale est très inégalement et volontairement mal répartie entre les nations. Le niveau de vie d’un Américain est d’environ quarante fois celui d’un Africain, non parce que l’Américain est plus intelligent ou plus travailleur que l’Africain, mais simplement en raison des verroux de l’impérialisme financier occidental.
Dans un environnement où il y a en moyenne cent francs pour quinze personnes, par exemple, il y aura plus de conflits, de violences,de vols, de viols et de sorcellerie, que dans un environnement où il y a cent francs pour trois personnes. Il y a moins d’argent pour plus de gens en Afrique. Voilà ce qui explique le comportement des Africains.
L’Afrique, en clair, subit une PAUVRETE PROVOQUEE et HUMAINEMENT ENTRETENUE (P.P.H.E.)par les institutions financières internationales.Voilà qui explique ces affrontements et autres massacres permanents sur le continent, dont la source commune est la question du partage des ressources entre les populations.
Merci.
M. Kom,
faut-il attendre que ces institutions aient pitié ou se réveillent de de leur mauvaise conscience? Le monde est une arène d´intérêts où il faut protéger les siens, bien sûr sans porter atteinte à la vie des autres. Malh. combien respectent-ils cette éthique?
Qu´il y´ai chaque jour un scandale financier au Cameroun par exemple, qu´un gouvernement entier se retrouve en prison ou du moins éperviable, n´est-il pas temps de faire une critique sévère sur notre gouvernance que de regarder toujours ailleurs? C´est facile comme dans nos familles, quand on n´a pas réussi d´accuser l´oncle de n´avoir pas investi sur nous ou de nous en avoir empêché par la sorcellerie.
Les pays riches ont leur part de responsabilité, cependant la gestion quotidienne de la chose publique dans nos pays n´est pas aussi exemplaire.
Concentrons l´énergie là où on peut changer quelque chose.
Considération