Bilan de la colonisation: La Bible a-t-elle sauvé l’Afrique?
Cette semaine aura été une des plus chaudes sur le forum de notre organisation African Development Initiative. Le centre d’intérêt des participants était la place de la bible dans la société africaine d’aujourd’hui. La teneur scientifique des diverses interventions ayant révélé toute l’importance de ce sujet, nous avons cru utile d’ouvrir ce débat au grand public, dans le but non seulement de partager le plus largement possible la quintessence des informations échangées entre les membres de ce club de pensée, mais surtout de permettre à nos lecteurs de s’exprimer également sur un thème aussi crucial pour le développement de notre continent.
Nous publierons dès la semaine prochaine les divers points de vue recueillis. Aux personnes désireuses d’apporter une contribution intellectuelle au débat, nous les prions de bien vouloir structurer leurs interventions autour des questions formulées dans le « call for papers ».
Call for papers
De nombreuses publications ont mis en lumière le rôle nocif de la mission chrétienne dans l’œuvre de colonisation de l’Afrique. Son rôle dans le contexte postcolonial semple n’avoir pas changé non plus. Pour de nombreux Africains, le christianisme missionnaire semble désormais faire partie de l’infrastructure institutionnelle de l’impérialisme. Mais, quoi qu’il en soit, au moment où la Bible fait son entrée sur le continent, ce grand éveil de l’Église missionnaire a lieu dans un espace vide de toute église africaine, même si Dieu est pour tous. D’où les questions suivantes :
1. Comment expliquer ce vacum? Comment expliquer le fait qu’il n’ yait pas d’Église en Afrique subsaharienne au moment où la Bible fait son entrée sur le contient?
2. Le fait que le christianisme en tant que mouvement religieux soit traversé ou perverti par des intérêts ou force politiques divers, enlève t-il la possibilité pour un Bamiléké, un Bassa, un Baoulé, un Bakongo d’être libéré par le Sang du Christ?
3. L’absence de structures formelles d’encadrement de la foi (Église) en milieux Bamileké, Bassa ou Baoulé ou Bakongo témoigne –t-il du génie de l’homme africain ou est-elle l’expression de la faiblesse intellectuelle des élites?
4. L’absence de structures formelles d’encadrement de la foi (Église) en milieux Bamileke, Bassa, Baoulé ou Bakongo, présenterait-elle des conséquences néfastes pour l’exercice de la foi? Si oui lesquelles?
Merci d’avance pour vos contributions. Elles seront publiées dans nos prochaines parutions.
La Rédaction
Africa & Science
Email: info@africa-and-science.com
PhD and Postdoctoral Positions in Materials Physics and Nanotechnology at the University of Muenster (Germany) Peut-on séparer l’église de l’Etat? Le modèle occidental en question.
Comments are currently closed.