{"id":937,"date":"2011-09-20T00:56:06","date_gmt":"2011-09-20T00:56:06","guid":{"rendered":"http:\/\/africa-and-science.com\/?p=937"},"modified":"2012-01-15T00:59:44","modified_gmt":"2012-01-15T00:59:44","slug":"le-massage-des-seins-une-technique-de-prevention-de-maladies-ou-simple-strategie-de-retarder-la-puberte-des-jeunes-filles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africa-and-science.com\/?p=937","title":{"rendered":"Le massage des seins : pr\u00e9vention de maladies ou simple strat\u00e9gie pour retarder la pubert\u00e9 des jeunes filles ?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/africa-and-science.com\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/photo-chicgoua-noubactep.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-938\" title=\"photo-chicgoua noubactep\" src=\"https:\/\/africa-and-science.com\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/photo-chicgoua-noubactep.png\" alt=\"\" width=\"180\" height=\"180\" srcset=\"https:\/\/africa-and-science.com\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/photo-chicgoua-noubactep.png 300w, https:\/\/africa-and-science.com\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/photo-chicgoua-noubactep-150x150.png 150w\" sizes=\"(max-width: 180px) 100vw, 180px\" \/><\/a>Cette contribution est le fruit d\u2019une discussion sur le forum de l\u2019ONG de droit allemand <span style=\"color: #0000ff;\"><strong><em>African Development Initiative<\/em><\/strong><\/span> (ADI). <!--more-->La discussion a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9e par un article intitul\u00e9 \u00ab Les filles sans seins au Cameroun \u00bb, publi\u00e9 le 12 septembre 2011 par le journal espagnol El Pais. L&rsquo;auteur de cet article parle de la pratique de \u00ab <span style=\"color: #0000ff;\">repassage des seins<\/span> \u00bb et d\u00e9crit bri\u00e8vement la technique et les instruments de massage, avant de conclure que cette op\u00e9ration \u00ab\u00a0<span style=\"color: #ff0000;\">endommage le tissu, les blessures causent les abc\u00e8s, et, \u00e9ventuellement, pourraient pr\u00e9disposer au cancer.<\/span>\u00ab\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce traitement superficiel d\u2019une m\u00e9thode ancestrale de soins et les conclusions h\u00e2tives auxquelles l&rsquo;auteur arrive vont \u00e0 l&rsquo;encontre de la logique scientifique qui exige que le rejet d\u00b4un fait doit \u00eatre le r\u00e9sultat de recherches s\u00e9rieuses. Jusqu\u00b4ici aucune \u00e9tude, \u00e0 notre connaissance, ne prouve que le cancer de sein est plus r\u00e9pandu chez les populations qui pratiquent cette technique que chez celles qui ne connaissent pas ladite pratique. Surtout que le cancer est d\u00e9fini en Occident comme une maladie de la civilisation. Avant d\u2019affirmer que le massage des seins est une cause possible de cancer, il est n\u00e9cessaire d\u00b4identifier de prime \u00e0 bord les facteurs ayant chang\u00e9s dans son application et pouvant engendrer ladite maladie.La technique de massage des seins est un h\u00e9ritage ancestral de certains peuples du Cameroun. Il s\u2019agit probablement (voire certainement) d\u2019une technique qui a servi pendant des si\u00e8cles et a surv\u00e9cu les d\u00e9cennies de la colonisation. Par cons\u00e9quent, cette technique devrait \u00eatre pass\u00e9e au peigne fin au travers des \u00e9tudes \u00e0 la fois sociologiques que m\u00e9dicales, afin de cerner ses bienfaits et ses risques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Partant du fait que des populations ne sauraient laisser perdurer une technique que l&rsquo;on aurait prouv\u00e9e r\u00e9trograde, on devrait r\u00e9fl\u00e9chir sur la possibilit\u00e9 de prot\u00e9ger cette technique par un brevet. En d\u2019autres termes, le massage des seins devrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une partie des connaissances autochtones \u00e0 valoriser au lieu d\u2019\u00eatre d\u00e9nigr\u00e9 au rang des f\u00e9tiches porte-malheur. Une visite sur la page du R\u00e9seau Sciences et D\u00e9veloppement (www.scidev.net) ce mardi 13 septembre 2011 montre des titres tels : \u00ab Le <span style=\"color: #ff0000;\">Botswana veut se doter d&rsquo;une politique de protection des savoirs traditionnels<\/span> \u00bb (24 ao\u00fbt 2011), \u00ab <span style=\"color: #0000ff;\">L&rsquo;Inde compte breveter le savoir m\u00e9dical de ses tribus <\/span>\u00bb (12 ao\u00fbt 2011), \u00ab <span style=\"color: #0000ff;\">La science moderne a besoin des connaissances autochtones<\/span> \u00bb (6 avril 2011). Comme l&rsquo;Inde, <span style=\"color: #ff0000;\">le Cameroun devrait bien consid\u00e9rer la possibilit\u00e9 de breveter le savoir m\u00e9dical qui consiste \u00e0 masser les seins des jeunes filles<\/span>. Il est d\u2019ailleurs essentiel de consid\u00e9rer que cette technique ne se limite pas \u00e0 la jeune fille, mais \u00e0 lafemme en g\u00e9n\u00e9rale. Selon Lydie Seuleu (communication priv\u00e9e), le type et l\u2019intensit\u00e9 du massage d\u00e9pend de la th\u00e9rapie vis\u00e9e. La jeune fille pub\u00e8re re\u00e7oit un massage diff\u00e9rent de celui de la maman qui vient d\u2019accoucher.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #0000ff;\">Documentation et protection du savoir autochtone<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La scolarisation \u00e0 l\u2019occidentale a cr\u00e9\u00e9 chez l\u2019Africain un conflit qu\u2019il devra r\u00e9soudre pour s\u2019\u00e9panouir. Ainsi, il per\u00e7oit ce qui \u00e9mane de sa culture comme \u00e9tant mauvais et ce qui vient de l\u00b4ext\u00e9rieur comme meilleur. Ce qui est souvent oubli\u00e9 c\u2019est que la science dite moderne \u00e9volue et que le traitement qu\u2019on administre au centre de sant\u00e9 est le fruit d\u2019un consensus. Par exemple, aujourd\u2019hui en Allemagne les enfants de 2 \u00e0 8 ans prennent 250 mg comme dose de suppositoires de parac\u00e9tamol. Il y a moins de 18 moins la dose \u00e9tait proportionnelle au poids corporel. Il faut d\u2019ailleurs consid\u00e9rer que le parac\u00e9tamol ne soigne pas la maladie (fi\u00e8vre) mais \u00e9touffe simplement les sympt\u00f4mes. Il y a des m\u00e9decins qui sont de l\u2019avis que l\u2019on devrait laisser le jeune corps apprendre \u00e0 se d\u00e9fendre et ils appliquent cela \u00e0 leurs patients. L\u2019exemple du parac\u00e9tamol montre clairement que la m\u00e9decine moderne n\u2019est pas absolue comme on pourrait en avoir l\u2019impression.Pendant que la science moderne est \u00e9crite, compartiment\u00e9e et bas\u00e9e sur les th\u00e9ories du syst\u00e8me, les connaissances autochtones sont holistiques, spirituelles et traduites de mani\u00e8re orale. Comme la science moderne, les connaissances autochtones r\u00e9sultent des observations et des exp\u00e9rimentions et l\u2019on peut se repr\u00e9senter que ce sont les r\u00e9sultats brevet\u00e9s sous d\u2019autres cieux qui sont fid\u00e8lement traduits de g\u00e9n\u00e9rations en g\u00e9n\u00e9rations. Il est donc temps de documenter ces connaissances, de les breveter et d\u2019en faire la propri\u00e9t\u00e9 des entit\u00e9s sociales qui les ont d\u00e9velopp\u00e9es.En conclusion, chaque connaissance autochtone devrait \u00eatre prot\u00e9g\u00e9e et d\u00e9velopp\u00e9e, qu\u2019elle soit utilis\u00e9e ou (temporairement) abandonn\u00e9e. Ceci vaut tant pour l\u2019autopsie, la circoncision.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Auteur: PD.Dr. Chicgoua Noubactep, Chimiste.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette contribution est le fruit d\u2019une discussion sur le forum de l\u2019ONG de droit allemand African Development Initiative (ADI).<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[19,9],"tags":[],"class_list":["post-937","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-medical-science","category-regional-news"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/937"}],"collection":[{"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=937"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/937\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2007,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/937\/revisions\/2007"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=937"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=937"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=937"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}