{"id":7978,"date":"2018-09-11T04:12:26","date_gmt":"2018-09-11T04:12:26","guid":{"rendered":"http:\/\/africa-and-science.com\/?p=7978"},"modified":"2018-09-13T03:14:07","modified_gmt":"2018-09-13T03:14:07","slug":"election-presidentielle-au-cameroun-en-octobre-2018-une-coalition-de-lopposition-est-t-elle-necessaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africa-and-science.com\/?p=7978","title":{"rendered":"\u00c9lection pr\u00e9sidentielle au Cameroun en octobre 2018 : Une coalition de l&rsquo;opposition est-t-elle n\u00e9cessaire?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><em>Bon nombre d&rsquo;acteurs politiques et d&rsquo;analystes reprochent \u00e0 l&rsquo;opposition camerounaise son incapacit\u00e9 \u00e0 s&rsquo;unir et \u00e0 d\u00e9signer un seul candidat pour la pr\u00e9sidentielle d&rsquo;octobre 2018. Pourtant, m\u00eame en cas d&rsquo;union de l&rsquo;opposition, sans cadre l\u00e9gal efficient, la victoire n&rsquo;est aucunement assur\u00e9e.<\/em> <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 **********<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2009 suite \u00e0 l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielles au Gabon, j&rsquo;avais publie ici une r\u00e9flexion qui pr\u00f4nait comme le\u00e7on \u00e0 tirer de l\u2019\u00e9chec de l&rsquo;opposition gabonaise, la n\u00e9cessit\u00e9 absolue pour les partis de l&rsquo;opposition \u00e0 s&rsquo;unir pour battre les r\u00e9gimes atrophi\u00e9s en place. Aujourd&rsquo;hui presque 10 ans apr\u00e8s, la m\u00eame question sur cette opposition que l&rsquo;on peut parfois qualifier de panier de crabes, bat son plein. Tout comme en 2009 je pense qu&rsquo;un rapprochement entre les principales forces de l&rsquo;opposition serait une tr\u00e8s bonne chose, un atout consid\u00e9rable pour vaincre le r\u00e9gime de Yaound\u00e9. Cela \u00e9tant une fixation sur ce rapprochement comme cela semble \u00eatre le cas actuellement serait erron\u00e9e. Le d\u00e9bat a atteint un niveau o\u00f9 certains discr\u00e9ditent l&rsquo;opposition du fait de son incapacit\u00e9 \u00e0 trouver une plate forme\u00a0 commune de coop\u00e9ration. Cette approche est fatale car elle est r\u00e9ductionniste, rel\u00e8ve quelques fois de la distraction et minimise la capacit\u00e9 du pouvoir en place \u00e0 saper les efforts de rapprochement des forces s\u00e9rieuses de l&rsquo;opposition camerounaise. Avant d&rsquo;argumenter mes propos, je vais faire une parenth\u00e8se sur le r\u00f4le de l&rsquo;\u00e9lection dans ce qu&rsquo;on appelle le syst\u00e8me d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ff0000;\">Un mod\u00e8le th\u00e9orique<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La d\u00e9mocratie telle que th\u00e9oris\u00e9e en sciences politiques et propag\u00e9e par les \u00ab\u00a0grandes d\u00e9mocraties\u00a0\u00bb et d\u00e9finie comme \u00ab\u00a0le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple\u00a0\u00bb, est un id\u00e9al, un mod\u00e8le th\u00e9orique de repr\u00e9sentation des citoyens et de la participation politique. Dans ce sens, les \u00e9lections repr\u00e9sentent certes un moment central de l&rsquo;expression de la souverainet\u00e9 populaire, mais le suffrage n&rsquo;est g\u00e9n\u00e9ralement que l&rsquo;expression d&rsquo;une pseudo libert\u00e9. En r\u00e9alit\u00e9, la majorit\u00e9 qui gagne l&rsquo;\u00e9lection est le r\u00e9sultat ou la cons\u00e9quence des rapports de force \u00e0 un moment donn\u00e9. Au-del\u00e0 du gouvernement en place et de l&rsquo;opposition, les forces autres forces en pr\u00e9sence sont la justice, les m\u00e9dias, les lobbys, le capital, l&rsquo;arm\u00e9e et les ing\u00e9rences ou influences de l\u2019ext\u00e9rieur. Le r\u00f4le des \u00e9lections est en fin de compte celui de l\u00e9gitimer le groupe politique qui domine le rapport de force. Le vainqueur des \u00e9lections est le groupe politique qui aura r\u00e9ussi le mieux \u00e0 influencer l\u2019opinion publique et par cons\u00e9quent l&rsquo;\u00e9lectorat. Certains diraient que celui qui gagne les \u00e9lections en d\u00e9mocratie est celui qui a pu convaincre l&rsquo;\u00e9lectorat. Je pr\u00e9f\u00e8re utiliser le terme \u00ab\u00a0influencer\u00a0\u00bb \u00e0 la place de \u00ab\u00a0convaincre\u00a0\u00bb, car convaincre a quelque chose de normatif. Pourtant le rapport de force n&rsquo;est pas toujours de bonne guerre. Il n&rsquo;est pas toujours bas\u00e9 sur l&rsquo;argumentation. La manipulation, la violence ou le mensonge sont parfois \u00e0 l&rsquo;ordre du jour. Un parti politique peut avoir le meilleur projet de soci\u00e9t\u00e9 pour le peuple, mais l&rsquo;\u00e9lectorat vote contre parce que le r\u00e9sultat des rapports de force n&rsquo;est pas favorable audit parti.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ff0000;\">Bourrage des urnes<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors que dans les \u00c9tats consid\u00e9r\u00e9s comme \u00e9tant les \u00ab\u00a0grandes d\u00e9mocraties\u00a0\u00bb le rapport de force est relativement transparent simplement parce qu&rsquo;il a lieu dans le cadre formel structur\u00e9 par des lois, bien que les mensonges et manipulations soient aussi \u00e0 l&rsquo;ordre du jour. Dans les pays dits autoritaires par contre, le rapport de force s\u2019op\u00e8re tr\u00e8s souvent dans un cadre ill\u00e9gal. Le bourrage des urnes, l&rsquo;intimidation, l&rsquo;interdiction des meetings politiques, l&rsquo;incarc\u00e9ration des opposants, l&rsquo;infiltration de l&rsquo;opposition sont entre autre les techniques quotidiennes d&rsquo;influence des r\u00e9sultats des \u00e9lections. Nous constatons donc que m\u00eame si l&rsquo;opposition r\u00e9ussissait \u00e0 trouver une plate forme pour ensemble affronter le r\u00e9gime, ce r\u00e9gime dispose de plusieurs autres moyens pour rendre ses efforts vains. Plus important que la coalition de l&rsquo;opposition serait d&rsquo;exiger que les rapports de force s&rsquo;effectuent dans un cadre l\u00e9gal en attendant de trouver une autre forme de gouvernance qui a v\u00e9ritablement le peuple comme finalit\u00e9 et non les int\u00e9r\u00eats de quelques groupes. Autrement dit, m\u00eame le mod\u00e8le de gouvernance des grandes d\u00e9mocraties ne serait pas capable d\u2019am\u00e9liorer les conditions de vie de nos populations d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il a montr\u00e9 ses limites. Raison pour laquelle certains parlent depuis un certain temps de post-d\u00e9mocratie. Le syst\u00e8me d\u00e9mocratique \u00e9tasunien en est le meilleur exemple.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ELECAM<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En attendant donc cette autre forme de gouvernance africaine, l&rsquo;opposition camerounaise serait capable (m\u00eame divis\u00e9e) de battre le r\u00e9gime en place aux urnes. Mais \u00e0 condition que le rapport de force ait lieu dans un cadre l\u00e9gal. Rapport de force l\u00e9gal sous-entend dans le contexte camerounais une ELECAM vraiment ind\u00e9pendante, des \u00e9lections transparentes, une opposition capable de jouir de ses libert\u00e9s et une justice capable de trancher les contentieux \u00e9lectoraux librement. Pour le moment le cadre l\u00e9gale de rapport de force n&rsquo;est pas donn\u00e9 au Cameroun. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 des projets de soci\u00e9t\u00e9 des diverses formations politiques, le d\u00e9bat pr\u00e9-\u00e9lectoral devrait sur la cr\u00e9ation d&rsquo;un cadre l\u00e9gal pour la course au pouvoir. Malheureusement, on d\u00e9bat sur l&rsquo;opposition divis\u00e9e qui n&rsquo;aurait pas de projets alternatifs. L&rsquo;opposition camerounaise est ainsi devenue l&rsquo;objet m\u00eame du d\u00e9bat pr\u00e9-\u00e9lectoral. Ce qui n&rsquo;est \u00e9videment rien d&rsquo;autre que le fruit d&rsquo;une tentative de diversion sur les vrais enjeux de l&rsquo;\u00e9lection. M\u00eame des voix au sein\u00a0 ou proches du parti au pouvoir\u00a0 formulent des souhaits de voir l&rsquo;opposition s&rsquo;unir pour la prochaine \u00e9lection.\u00a0 Ce qui est \u00e0 tout le moins suspect. L&rsquo;un des grands probl\u00e8mes de l&rsquo;opposition camerounaise est le fait qu&rsquo;il ne soit pas toujours facile de savoir quel parti est v\u00e9ritablement de l&rsquo;opposition et lequel un cheval de Troie du gouvernement.. Cet \u00e9tat des faits cr\u00e9e un climat de suspicion dans l&rsquo;opposition. Dans ce contexte une coalition n&rsquo;est pas \u00e9vidente et peut-\u00eatre m\u00eame pas souhaitable. Au demeurant, l&rsquo;opposition camerounaise a \u00e0 tort mauvaise presse. Depuis 90, elle n&rsquo;a jamais eu la chance de lutter dans un cadre l\u00e9gal. Les \u00e9lections de 1992 en sont la preuve. Le nombre de partis politiques est certes vertigineux, mais il y en a trois ou quatre qui ont pu, dans un contexte extr\u00eamement hostile, s&rsquo;\u00e9tablir. Ils disposent des projets de soci\u00e9t\u00e9 bien \u00e9labor\u00e9s dont on en parle malheureusement tr\u00e8s peu. Et l&rsquo;opposition y est pour quelque chose. On observe par exemple qu&rsquo;au moment o\u00f9 les mouvements de l&rsquo;opposition doivent parler de leurs projets aux camerounais et camerounaises, ils consacrent plus de temps et de l&rsquo;\u00e9nergie \u00e0 la recherche des coalitions. Ce qui est strat\u00e9giquement l\u00e9gitime. Mais s&rsquo;il n&rsquo;y a pas qu&rsquo;un seul parti qui s&rsquo;oppose au r\u00e9gime de Yaound\u00e9, mais plusieurs c&rsquo;est parce qu&rsquo;il existe plusieurs Id\u00e9ologies, plusieurs approches et chez beaucoup une certaine envie presque folle du pouvoir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une coalition de l&rsquo;opposition ne doit pas avoir pour seul objectif le changement du r\u00e9gime en place. Il faut absolument qu&rsquo;il y ait au-del\u00e0 de la volont\u00e9 commune de changer de r\u00e9gime, une certaine compatibilit\u00e9 des projets de soci\u00e9t\u00e9 respectifs ainsi qu&rsquo;une volont\u00e9 politique manifeste de changer les conditions de vie de la population. Sinon une fois au pouvoir, le pays ne conna\u00eetra pas le changement esp\u00e9r\u00e9. Soit par manque de volont\u00e9 politique soit pour des raisons id\u00e9ologiques. Le manque de changement politique peut donc \u00eatre d\u00fb fait de la lutte du pouvoir entre les membres de la coalition. Le pouvoir \u00e9tant ainsi consid\u00e9r\u00e9 comme un butin ou un g\u00e2teau qu&rsquo;il faut partager. Et c&rsquo;est le peuple qui est en reste. L&rsquo;exemple le plus r\u00e9cent est celui de la C\u00f4te-Ivoire. Une fois arriv\u00e9s au pouvoir, les acteurs de la coalition ont commenc\u00e9 les guerres de positionnement \u00e0 la fin du mandat. La cons\u00e9quence est l&rsquo;\u00e9clatement que l&rsquo;on observe aujourd&rsquo;hui. Le d\u00e9bat sur les int\u00e9r\u00eats et les projets de soci\u00e9t\u00e9 des uns et des autres ne doit pas seulement \u00eatre men\u00e9 dans les antichambres des h\u00f4tels. Il doit aussi avoir lieu sur la place publique. Les \u00e9lecteurs et \u00e9lectrices doivent savoir ce qu&rsquo;ils ou elles gagneraient d&rsquo;une coalition au-del\u00e0 du changement du r\u00e9gime.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En somme, une coalition au sein de l&rsquo;opposition serait une bonne chose pour le Cameroun. Seulement, il y a au moins deux pr\u00e9alables. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, les membres de ladite coalition doivent, au-del\u00e0 du d\u00e9sir de changer le r\u00e9gime de Yaound\u00e9, avoir la grandeur de rel\u00e9guer leurs ardeurs pour le pouvoir au second plan. En plus ils doivent sur le plan id\u00e9ologique et au regard de leurs projets de soci\u00e9t\u00e9 respectifs \u00eatre capables de travailler ensemble dans l\u2019int\u00e9r\u00eat du peuple Camerounais. De l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9, les r\u00e8gles du jeu \u00e9lectoral doivent \u00eatre respect\u00e9es par le r\u00e9gime en place. Ce r\u00e9gime ne le permettra pas de son propre gr\u00e9. Il faut de la pression. Il faut des juges courageux. Sinon m\u00eame une coalition de tous les partis de l&rsquo;opposition ne servira \u00e0 rien. Pour conna\u00eetre quel est la v\u00e9ritable force de l&rsquo;opposition, il faut que le rapport de force s\u2019op\u00e8re dans un cadre l\u00e9gal et \u00e9quitable. Sinon on ne saura jamais quelle influence l&rsquo;opposition a sur la population camerounaise. On ne ferra que sp\u00e9culer ce qui arrangerait le r\u00e9gime de Paul Biya sans pourtant donner une r\u00e9elle possibilit\u00e9 \u00e0 une \u00e9ventuelle alternance. La d\u00e9cision d&rsquo;ELECAM de retirer les bureaux de vote des casernes et des chefferies traditionnelles donne de l&rsquo;espoir.<\/p>\n<address style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Tangang Meli Loumgam<br \/>\n<\/span><\/address>\n<address style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Politologue<\/span><\/address>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bon nombre d&rsquo;acteurs politiques et d&rsquo;analystes reprochent \u00e0 l&rsquo;opposition camerounaise son incapacit\u00e9 \u00e0 s&rsquo;unir et \u00e0 d\u00e9signer un seul candidat pour la pr\u00e9sidentielle d&rsquo;octobre 2018. Pourtant, m\u00eame en cas d&rsquo;union de l&rsquo;opposition, sans cadre l\u00e9gal efficient, la victoire n&rsquo;est aucunement assur\u00e9e. \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 ********** En 2009 suite \u00e0 l&rsquo;\u00e9lection pr\u00e9sidentielles au Gabon, j&rsquo;avais publie ici une [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":true,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[20],"tags":[],"class_list":["post-7978","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-point-de-vue-opinion"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7978"}],"collection":[{"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7978"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7978\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7984,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7978\/revisions\/7984"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7978"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7978"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7978"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}