{"id":7040,"date":"2014-10-07T00:56:54","date_gmt":"2014-10-07T00:56:54","guid":{"rendered":"http:\/\/africa-and-science.com\/?p=7040"},"modified":"2014-10-08T23:33:19","modified_gmt":"2014-10-08T23:33:19","slug":"diaspora-camerounaise-dopposition-acteurs-strategies-et-horizons","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africa-and-science.com\/?p=7040","title":{"rendered":"Diaspora camerounaise d&rsquo;opposition : Acteurs, strat\u00e9gies et horizons"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: justify;\">\n<p><span style=\"color: #000000;\"><a href=\"https:\/\/africa-and-science.com\/?attachment_id=1233#main\" rel=\"attachment wp-att-1233\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-1233\" alt=\"Drapeau du Cameroun\" src=\"https:\/\/africa-and-science.com\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Drapeau-du-Cameroun1.jpg\" width=\"271\" height=\"186\" \/><\/a>Comme plusieurs articles et commentaires le montrent, le pan de la diaspora camerounaise \u00e0 la recherche du changement de r\u00e9gime \u00e0 Yaound\u00e9 a un \u00e9norme boulet \u00e0 tra\u00eener\u00a0: Il ne s\u2019agit pas seulement du manque de soutien mutuel mais aussi de l\u2019auto-flagellation. \u00c9videmment, la question que l\u2019on se pose est de savoir s\u2019il faut encore accorder du s\u00e9rieux aux opposants. Une chose semble claire, le nombre d\u2019attentistes et de r\u00e9sign\u00e9s (cf. Tangang Meli L. 2010, http:\/\/tangang.blog.de\/2010\/05\/11\/diaspora-et-gouvernement-de-yaounde-typologie-d-une-relation-complexe-8562801\/) augmente depuis les derni\u00e8res \u00e9lections. Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019opposition est indispensable. Ce que la diaspora opposante devrait comprendre et int\u00e9grer dans ses strat\u00e9gies, c\u2019est que pour changer les d\u00e9mocraties de fa\u00e7ade comme celle du Cameroun, il faut des strat\u00e9gies complexes qui ont la capacit\u00e9 \u00e0 mettre dans un tout coh\u00e9rent des acteurs multiples avec leurs visions respectives et en tenant compte de l\u2019aspect multi-niveaux. La r\u00e9alit\u00e9 est que m\u00eame la diaspora camerounaise opposante est h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne et chaque groupe engag\u00e9 suit sa propre logique. Si cette diversit\u00e9 est mieux g\u00e9r\u00e9e, elle peut \u00eatre un atout et non un handicap. Le d\u00e9but de toute opposition s\u00e9rieuse et cons\u00e9quente serait de tenir en compte ce fait et de respecter que les diff\u00e9rents acteurs aient des approches diff\u00e9rentes. La deuxi\u00e8me chose importante est de trouver des formes tacites ou explicites de coop\u00e9ration pour atteindre l\u2019objectif commun qui est de changer le r\u00e9gime de Yaound\u00e9. Troisi\u00e8mement, la diaspora doit cr\u00e9er des liens forts avec le pays. On a besoin des activistes radicaux, des partis politiques classiques, des groupes de pression et des organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile. Il s\u2019agit l\u00e0 des quatre types d\u2019acteurs qu\u2019on peut identifier. Les partis politiques au sens classique du terme ne sont pas les seuls acteurs de l\u2019opposition. Qui sont les autres acteurs\u00a0? Quelles logiques et strat\u00e9gies structurent leurs actions\u00a0?<\/span><span style=\"color: #000000;\">\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les activistes ont une approche radicale qui consiste \u00e0 exiger le d\u00e9part pur et simple de M. Paul Biya. Pour eux ce dernier est un dictateur sanguinaire qui devrait \u00eatre jug\u00e9 et condamn\u00e9. Aucune forme de n\u00e9gociation n\u2019est envisageable \u00e0 leurs yeux. La strat\u00e9gie de certains est bas\u00e9e sur la nuisance et a pour objectif de rendre la vie dure au pr\u00e9sident Paul Biya particuli\u00e8rement pendant ses multiples visites en occident. Sans ces activistes, certains changements n\u2019auraient sans doute pas encore eu lieu. On peut penser au droit de vote partiel de la diaspora et certaines initiatives visant \u00e0 int\u00e9grer la diaspora. \u00c0 travers ces actions, le r\u00e9gime veut montrer d\u2019une part qu\u2019il n\u2019a pas peur de sa diaspora et que d\u2019autre part, qu\u2019il n\u2019est pas autiste, contrairement \u00e0 la propagande desdits activistes. Ainsi, indirectement, les activistes peuvent influencer le gouvernement. Le terme activiste tel que utilis\u00e9 ici est neutre et \u00e9troit. \u00c9troit parce qu\u2019en fait, on peut qualifier toutes les personnes engag\u00e9es d\u2019activistes. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les groupes de pression peuvent \u00eatre des collectifs, conseils, personnalit\u00e9s qui sont g\u00e9n\u00e9ralement cr\u00e9es ou activ\u00e9s ponctuellement, mais peuvent aussi \u00eatre actifs sur une longue dur\u00e9e. Leur strat\u00e9gie principale consiste \u00e0 faire le lobbying aupr\u00e8s des chancelleries et parlements occidentaux pour que ces derniers mettent la pression sur le M. Paul Biya. Les exigences vont de la demande de la lib\u00e9ration des prisonniers politiques jusqu\u2019\u00e0 la demande de la mise en place d&rsquo;un gouvernement de transition en passant par les questions comme celle de la double nationalit\u00e9 et des investissements au Cameroun. L\u2019impact de l\u2019activit\u00e9 des groupes de pression est difficilement estimable. Mais, il semble que les destinataires occidentaux de leurs actions les prennent plus au s\u00e9rieux que les activistes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les partis politiques classiques quant \u00e0 eux ont trois formes. D\u2019abord les partis politiques issus de la diaspora qui n\u2019ont g\u00e9n\u00e9ralement aucune base s\u00e9rieuse au Cameroun et parfois ils n\u2019y sont m\u00eame pas reconnus. Ensuite, les partis politiques n\u00e9 au Cameroun, mais dont les leaders sont exil\u00e9s. Et enfin, les cellules des partis politiques de l\u2019opposition actifs au Cameroun. Les partis politiques classiques ne se font vraiment ressentir que dans le cadre des actions des collectifs ou conseils. Donc, ils font aussi un travail de pression. Cependant, le travail de proposition de projets politiques alternatifs est quasi inexistant et celui relatif \u00e0 la mobilisation des \u00e9lecteurs est aussi nul. Cela s\u2019expliquait par le fait que les membres de la diaspora ne pouvaient pas participer aux processus \u00e9lectoraux. Cet argument ne fonctionne plus d\u2019autant que lors des r\u00e9centes \u00e9lections pr\u00e9sidentielles, il n\u2019y a pas eu de mobilisation pourtant les membres de la diaspora pouvaient y participer. M\u00eame si l\u2019on boycotte les \u00e9lections, il faut tout de m\u00eame mobiliser son \u00e9lectorat. L\u2019objectif des partis politiques est n\u00e9buleux. On ne peut que croire qu\u2019il s\u2019agit de la recherche classique du pouvoir.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Les organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile (OSC) dont il est question ici ne sont pas les associations classiques de la diaspora, mais des structures qui s\u2019occupent g\u00e9n\u00e9ralement des questions de droits de l\u2019homme. Leur engagement se situe entre la politique et le social. Ce sont l\u00e0 des organisations qui font un travail continu et non ponctuel ou spontan\u00e9. Leur strat\u00e9gie n\u2019est pas ax\u00e9e sur la demande d\u2019un grand changement, m\u00eame s\u2019il le souhaite, mais davantage sur des exigences pr\u00e9cises dans le but de contribuer \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration des conditions de vie. Les organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile s\u2019engagent pour les th\u00e8mes ou personnes pr\u00e9cis en faisant \u00e0 travers le plaidoyer et la sensibilisation pour une cause pr\u00e9cise. Leur objectif s\u2019\u00e9tend en priorit\u00e9 sur le court terme. Elles s\u2019engagent \u00e9galement dans le cadre des actions des collectifs ou conseils.\u00a0 <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00a0 <\/span><\/p>\n<table border=\"0\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td valign=\"top\" width=\"136\"><span style=\"color: #ff0000;\"><b>Acteurs<\/b><\/span><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"169\"><span style=\"color: #ff0000;\"><b>Logique\/Objectif<\/b><\/span><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"92\"><span style=\"color: #ff0000;\"><b>Strat\u00e9gies<\/b><\/span><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"102\"><span style=\"color: #ff0000;\"><b>Horizon\u00a0 temporel<\/b><\/span><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"98\"><span style=\"color: #ff0000;\"><b>Horizon spatial<\/b><\/span><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\" width=\"136\"><span style=\"color: #0000ff;\"><b>Activistes<\/b><\/span><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"169\">Changement radical<\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"92\">Nuisance<\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"102\">Court<\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"98\">Diaspora<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\" width=\"136\"><span style=\"color: #0000ff;\"><b>Groupes de pression<\/b><\/span><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"169\">Transition politique<\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"92\">Pression lobbying<\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"102\">Moyen<\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"98\">Diaspora<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\" width=\"136\"><span style=\"color: #0000ff;\"><b>Partis politiques<\/b><\/span><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"169\">Prise du pouvoir<\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"92\">\u00c9lection lobbying<\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"102\">court-moyen<\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"98\">Diaspora-Cameroun<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\" width=\"136\"><span style=\"color: #0000ff;\"><b>OSC<\/b><\/span><\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"169\">Am\u00e9lioration des conditions de vie<\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"92\">Plaidoyer<\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"102\">Court<\/td>\n<td valign=\"top\" width=\"98\">Diaspora-Cameroun<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Au-del\u00e0 de cette cat\u00e9gorisation, il y a aussi des facteurs individuels et g\u00e9n\u00e9rationnels qui influencent l&rsquo;engagement, le positionnement et le contexte d&rsquo;immigration des acteurs de la diaspora opposante. Plus le facteur individuel est important, plus l&rsquo;engagement est d\u00e9cisif et radical. Alors que les facteurs individuels r\u00e9sultent des exp\u00e9riences personnelles avec les r\u00e9gimes de Yaound\u00e9, les facteurs g\u00e9n\u00e9rationnels quant \u00e0 eux \u00e9manent des \u00e9v\u00e9nements marquants de la vie politique du pays. Ainsi on peut faire la diff\u00e9rence entre les acteurs de la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration, c&rsquo;est-\u00e0-dire sous le premier pr\u00e9sident du Cameroun\u00a0; les acteurs de la seconde g\u00e9n\u00e9ration, donc des ann\u00e9es 80\u00a0; ensuite ceux de la g\u00e9n\u00e9ration des ann\u00e9es 90 avec le vent de d\u00e9mocratisation et enfin\u00a0 <\/span><span style=\"color: #000000;\">la derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration qui commence avec le 21e si\u00e8cle. Les facteurs g\u00e9n\u00e9rationnels et individuels peuvent co\u00efncider et dans ce cas l&rsquo;engagement est aussi tr\u00e8s d\u00e9cisif. Ce qui implique en revanche que l&rsquo;engagement d&rsquo;opposant diminue consid\u00e9rablement lorsqu&rsquo;il manque un facteur individuel et un \u00e9v\u00e9nement politique majeur. Les acteurs de la derni\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration par exemple s&rsquo;engagent plus dans le cadre des organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile, <\/span>bien<span style=\"color: #000000;\"> que les \u00e9v\u00e9nements des \u00ab\u00e9meutes de la faim\u00a0\u00bb de 2008 aient un peu boost\u00e9 l&rsquo;engagement opposant classique. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><b>Gouvernance multi-niveaux<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">L\u2019action de la diaspora ne peut vraiment \u00eatre effective ou avoir un impact significatif que si elle trouve une certaine r\u00e9sonance au Cameroun. Le Cameroun doit \u00eatre le d\u00e9but et la fin de tout engagement politique. En d\u2019autres termes, les organisations de diaspora doivent tisser les liens entre elles, mais un autre grand chantier est celui de la r\u00e9troaction avec le Cameroun. Il manque un relaie des activit\u00e9s des membres de la diaspora opposante. Le relaie doit avoir lieu au niveau local, r\u00e9gional et national. Apr\u00e8s le passage du chef de l\u2019\u00c9tat, la dynamique qui a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e va encore s\u2019estomper.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><b>Le silence comme forme de coop\u00e9ration<\/b><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">La situation optimale serait naturellement qu\u2019il y ait une coop\u00e9ration effective fusse-t-elle multilat\u00e9rale ou au moins bilat\u00e9rale entre les diff\u00e9rents groupes d\u2019acteurs. Mais le changement peut aussi \u00eatre le fruit d\u2019un certain hasard organis\u00e9. Ceci n\u2019est possible que lorsque les acteurs \u00e9vitent de se combattre entre eux. Autrement dit, si les acteurs, au lieu de critiquer ou de tirer \u00e0 boulets rouges\u00a0 <\/span><span style=\"color: #000000;\">sur les autres, gardent le silence. La coop\u00e9ration aurait donc une forme tacite dans la mesure o\u00f9 on laisse les autres mener leurs actions et on se concentre sur les siennes.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Ce qu\u2019il faut comprendre c\u2019est qu\u2019\u00eatre contre M. Paul Biya et son r\u00e9gime est certes un \u00e9l\u00e9ment mobilisateur fort, mais il faut reconna\u00eetre qu\u2019apr\u00e8s cela, il faut avoir quelque chose \u00e0 proposer au peuple camerounais et que les propositions peuvent \u00eatre divergentes. Le d\u00e9bat devrait donc consister \u00e0 convaincre le peuple et l\u2019opinion du bon sens de son projet et non principalement du mauvais sens de celui des autres. La r\u00e9alisation d\u2019un projet de soci\u00e9t\u00e9 ne commence pas avec la prise de pouvoir. Elle se fait \u00e0 petit pas \u00e0 travers par exemple l\u2019\u00e9ducation des masses et certaines solutions concr\u00e8tes aux probl\u00e8mes quotidiens. Ceux et celles qui tiennent de beaux discours, se limitent aux campagnes \u00e9lectorales et ensuite se croisent les bras pour attendre le changement du r\u00e9gime n\u2019ont rien compris.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le probl\u00e8me est aussi souvent celui de la concurrence autour de la notion de \u00ab\u00a0vrai opposant\u00a0\u00bb. On ne peut pas ignorer qu\u2019il y a des mouvements politiques\u00a0 <\/span><span style=\"color: #000000;\">dits de l\u2019opposition, mais qui ont \u00e9t\u00e9 en r\u00e9alit\u00e9 cr\u00e9\u00e9es pour distraire et amadouer l\u2019opinion. Cet \u00e9tat des choses explique en partie le climat de suspicion qui peut parfois r\u00e9gner entre les diff\u00e9rents mouvements politiques d&rsquo;opposition. Ce probl\u00e8me est tellement omnipr\u00e9sent qu\u2019il gangr\u00e8ne m\u00eame les mouvements politiques de l\u2019int\u00e9rieur. C\u2019est ce que l\u2019on peut appeler le syndrome de l\u2019infiltration. Donc la suspicion ne concerne pas uniquement les autres mouvements, mais aussi les membres d\u2019un m\u00eame parti de l\u2019opposition. On a vu de grandes initiatives de rassemblement de la diaspora opposante s\u2019affaiblir tr\u00e8s rapidement \u00e0 cause de ce fait. Il y a manifestement un manque de confiance notoire et \u00e9tant donn\u00e9 que la confiance est l\u2019une des monnaies les plus importantes, il faut la construire. Pour cela, il faut du temps, de la transparence et de meilleurs m\u00e9canismes de gestions des conflits internes. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Ce que les acteurs de la diaspora doivent comprendre, c\u2019est que toutes ces strat\u00e9gies et logiques sont certes diff\u00e9rentes, cependant, elles ne doivent pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme concurrentes, mais plut\u00f4t comme compl\u00e9mentaires d\u2019autant plus elles s\u2019entrem\u00ealent parfois. Il faut composer avec, \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019elles ne dispara\u00eetront pas. Elles existeront toujours. La v\u00e9ritable raison de l\u2019engagement en rangs dispers\u00e9s des acteurs de la diaspora opposante trouve sa justification d\u2019une part dans la gloriole et de l\u2019autre dans l\u2019opportunisme de certains acteurs. Aucune de ces strat\u00e9gies \u00e0 elle seule ne peut v\u00e9ritablement mettre \u00e0 mal le r\u00e9gime de M. Paul Biya, mais ensemble il peut \u00eatre inqui\u00e9t\u00e9 et prendre des d\u00e9cisions dans le sens de la bonne gouvernance.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Tangang Meli Loumgam<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Doctorant<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><strong>D\u00e9partement de Science Politique<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Universit\u00e9 de W\u00fcrzburg<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\"><strong>Allemagne<\/strong><\/span>\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span>Octobre 2014<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000; font-family: Calibri; font-size: medium;\">\u00a0<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme plusieurs articles et commentaires le montrent, le pan de la diaspora camerounaise \u00e0 la recherche du changement de r\u00e9gime \u00e0 Yaound\u00e9 a un \u00e9norme boulet \u00e0 tra\u00eener\u00a0: Il ne s\u2019agit pas seulement du manque de soutien mutuel mais aussi de l\u2019auto-flagellation. \u00c9videmment, la question que l\u2019on se pose est de savoir s\u2019il faut encore [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":true,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8,20],"tags":[],"class_list":["post-7040","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-diaspora","category-point-de-vue-opinion"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7040"}],"collection":[{"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=7040"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7040\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7041,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/7040\/revisions\/7041"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=7040"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=7040"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=7040"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}