{"id":2442,"date":"2012-02-14T00:58:30","date_gmt":"2012-02-14T00:58:30","guid":{"rendered":"http:\/\/africa-and-science.com\/?p=2442"},"modified":"2012-03-07T09:45:31","modified_gmt":"2012-03-07T09:45:31","slug":"de-laide-au-sous-developpement-volker-seitz-est-un-ancien-ambassadeur-qui-parle-librement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africa-and-science.com\/?p=2442","title":{"rendered":"De l\u2019aide au sous-d\u00e9veloppement: Volker Seitz est un ancien Ambassadeur qui parle librement"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/africa-and-science.com\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/Volker-SEITZ-Livre.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft  wp-image-2443\" title=\"Volker SEITZ- Livre\" src=\"https:\/\/africa-and-science.com\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/Volker-SEITZ-Livre.png\" alt=\"\" width=\"89\" height=\"140\" \/><\/a><!--more-->\u00ab\u00a0Beaucoup d\u2019Africains ont des milliards accumul\u00e9s dans les banques en occident. Pourquoi n\u2019investissent-ils pas cette fortune dans la lutte contre la malaria qui demeure un probl\u00e8me majeur en Afrique? Pourquoi ne cr\u00e9ent-ils pas une fondation de soutien \u00e0 la recherche sur la malaria? Les Africains fortun\u00e9s envoient g\u00e9n\u00e9ralement leurs enfants \u00e9tudier en France, en Angleterre ou aux \u00c9tats Unis d\u2019Am\u00e9rique. Cependant, la construction des \u00e9coles et universit\u00e9s en Afrique o\u00f9 leurs prog\u00e9nitures peuvent \u00e9tudier avec fiert\u00e9 serait la bonne solution\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftn1\">[1]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les phrases ci-dessus retranscrivent le ton du livre de Monsieur Volker Seitz. Tout au long de son oeuvre, l\u2019auteur proc\u00e8de \u00e0 un diagnostique. Au c\u0153ur du d\u00e9bat, le sous-d\u00e9veloppement de l\u2019Afrique. Les causes sont plausibles, selon lui\u00a0: la mauvaises administration de l\u2019aide publique au d\u00e9veloppement (c\u00f4t\u00e9 occidental) et la mauvaise gouvernance (c\u00f4t\u00e9 africain). En effet, quand attribution incontr\u00f4l\u00e9e de l\u2019aide au d\u00e9veloppement et corruption de l\u2019\u00e9lite politique africaine font m\u00e9nage, le mal \u00eatre des populations s\u2019ensuit de fa\u00e7on logique. La corruption est ainsi pr\u00e9sent\u00e9e comme l\u2019une des causes fondamentales du retard actuel du continent. L\u2019Ambassadeur Seitz cite d\u2019ailleurs des exemples assez \u00e9loquents dont la falsification des actes par les autorit\u00e9s administratives et l\u2019obligation de toujours \u00ab\u00a0donner quelque chose\u00a0\u00bb si l\u2019on veut obtenir une simple autorisation<a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftn2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur l\u2019aide publique au d\u00e9veloppement, l\u2019Ambassadeur porte un regard bien critique. Son propos est fort vrai\u00a0: si l\u2019aide de l\u2019occident contribue effectivement \u00e0 soulager les populations les plus pauvres du continent, elle d\u00e9truit en m\u00eame temps les m\u00e9canismes endog\u00e8nes de lutte contre la pauvret\u00e9<a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftn3\">[3]<\/a>. En effet, l\u2019aide publique au d\u00e9veloppent a certes pour fonction officielle l\u2019assistance aux couches sociales les plus d\u00e9munies. Toutefois, sa fonction r\u00e9elle est toute autre. Car, profitant plus aux \u00e9lites politiques occidentales et africaines qu\u2019aux couches sociales les plus n\u00e9cessiteuses, elle huile les cr\u00e9neaux de la corruption et aide les \u00abdinosaures\u00bb\u00a0\u00e0 davantage conserver leur pouvoir. Faire la lumi\u00e8re sur cet \u00e9tat des choses est g\u00e9n\u00e9ralement risqu\u00e9. L\u2019auteur parle d\u2019ailleurs de \u00ab\u00a0v\u00e9rit\u00e9s d\u00e9rangeantes\u00a0\u00bb aussi bien pour la classe politique occidentale que pour l\u2019\u00e9lite politique africaine. En r\u00e9alit\u00e9, \u00ab\u00a0\u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s, l\u2019aide au d\u00e9veloppement n\u2019a ni assur\u00e9 une croissance \u00e9conomique durable pouvant influencer qualitativement le niveau de vie des populations, encore moins a-t-elle am\u00e9lior\u00e9 la condition de vie des pauvres. Pour \u00eatre claire, cette aide l\u2019a plut\u00f4t d\u00e9truite\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftn4\">[4]<\/a>. Pour cet ancien diplomate, la raison de cet \u00e9tat des choses est fort simple\u00a0: l\u2019aide a \u00e9t\u00e9 affranchie de toute obligation de r\u00e9sultat. Il conseille donc aux bailleurs de fonds de conditionner l\u2019octroi de l\u2019aide \u00e0 la pr\u00e9sentation de rapports d\u2019activit\u00e9s convaincants. En plus, \u00ab\u00a0le principe de l\u2019aide aux initiatives endog\u00e8nes devrait \u00eatre valoris\u00e9, et la responsabilit\u00e9 de l\u2019\u00e9lite politique africaine devrait \u00eatre engag\u00e9e\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftn5\">[5]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019Ambassadeur ne manque \u00e9galement pas de jeter un regard sur l\u2019attitude irresponsable et manifestement h\u00e9doniste d\u2019une \u00e9lite politique qui n\u2019accorde aucune importance aux citoyens qu\u2019elle gouverne. \u00ab\u00a0Les Africains sont les champions du monde de la consommation de champagne. Leur parc automobile impressionne par le nombre de Mercedes dont les vitres sont g\u00e9n\u00e9ralement fum\u00e9es, probablement pour que l\u2019occupant n\u2019affronte pas l\u2019agressivit\u00e9 de la mis\u00e8re qui pr\u00e9vaut dans les environs\u00a0\u00bb. Toujours dans le registre du luxe, l\u2019auteur ajoute\u00a0: \u00ab\u00a0La plupart des membres de l\u2019\u00e9lite politique africaine dispose de villas de luxe dans plusieurs pays. Certains chefs d\u2019\u00c9tat et leur entourage ont m\u00eame d\u00e9j\u00e0 eu \u00e0 d\u00e9penser \u00e0 New York en l\u2019espace d\u2019une semaine le revenu annuel de la chanceli\u00e8re d\u2019Allemagne\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftn6\">[6]<\/a>. Logiquement, les fonds ainsi gaspill\u00e9s par l\u2019\u00e9lite africaine ne peuvent logiquement provenir que du d\u00e9tournement des deniers publics ou de la corruption.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Outre la corruption qui revient sur presque chaque page de la partie introductive du livre, l\u2019auteur identifie \u00e9galement la forte croyance au magico-religieux et le peu d\u2019attention que les Africains (aussi bien au niveau de l\u2019\u00e9lite qu\u2019au niveau des couches sociales les plus basses) attachent \u00e0 la notion du temps. La sonnette d&rsquo;alarme fut d\u00e9j\u00e0\u00a0tir\u00e9e par de nombreux intelletuels africains dont Axelle Kabou dans son livre \u00abEt si l\u00b4Afrique refusait le d\u00e9veloppement?\u00bb (l\u00b4Harmattan, 1991). Ce fut d&rsquo;ailleurs \u00e0 ses d\u00e9pends.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9j\u00e0, de nombreux auteurs ont relev\u00e9 de par le pass\u00e9 la forte croyance des africains au magico-religieux<a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftn7\">[7]<\/a>. La croissance exponentielle du nombre d\u2019\u00e9glises actuellement en cours en Afrique au sud du Sahara et le grand renouveau du mouvement islamique t\u00e9moignent du fort attachement des Africains \u00e0 l\u2019irrationnel. Une telle attitude est dans une certaine mesure une cause du retard\u00a0: \u00ab\u00a0La magie est r\u00e9pandue dans toute l\u2019Afrique, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, la croyance aux amulettes. Il n\u2019existe certes pas de statistiques fiables sur le sujet, mais il y a autant de d\u00e9c\u00e8s de suite d\u2019accidents de circulation (et parfois d\u2019avion) que d\u00e9c\u00e8s pour cause de malaria. Beaucoup d\u2019automobilistes font confiance plus \u00e0 leurs amulettes qu\u2019aux r\u00e8gles \u00e9l\u00e9mentaires de pr\u00e9vention routi\u00e8res. Le cas des voitures g\u00e9n\u00e9ralement surcharg\u00e9s de passagers est ici l\u2019exemple le plus \u00e9loquent. Plus une population croit en la protection du surnaturel, de l\u2019invisible, moins elle accorde de l\u2019importance aux probl\u00e8mes existentiels r\u00e9els tel la qualit\u00e9 des freins, la qualit\u00e9 des pneus ou l\u2019\u00e9tat du moteur. La notion de pr\u00e9vention et d\u2019entretien du v\u00e9hicule n\u2019existe pas. Tout au plus, l\u2019on se contente de la simple r\u00e9paration occasionnelle des pannes\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftn8\">[8]<\/a>.\u00a0L\u2019attitude de la classe politique africaine\u00a0 est sur ce point particuli\u00e8rement surprenant. Car, en temps normal, le nombre d\u2019accidents de circulation aurait longtemps incit\u00e9 le gouvernement camerounais par exemple \u00e0 mettre en route de v\u00e9ritables politiques de pr\u00e9ventions routi\u00e8re. \u00a0Il y a de quoi surprendre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur la ponctualit\u00e9, l\u2019auteur constate que nous nous trouvons face \u00e0 un sujet sensible. Car, chaque \u00e9vocation de la lenteur des Africains est toujours de nature \u00e0 susciter un conflit, dans la mesure o\u00f9 les Africains voient en l\u2019impatience et \u00e0 la gestion minutieuse du temps un caract\u00e8re \u00ab\u00a0typiquement europ\u00e9en et am\u00e9ricain, et ne voient eux-m\u00eames aucune raison de se presser (\u2026) Les Africains ne se pressent pas\u2026\u00a0\u00bb<a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftn9\">[9]<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans de telles conditions, comment peut-on cr\u00e9er de la richesse? L\u2019Ambassadeur Seitz rel\u00e8ve quelques pistes\u00a0: tout d\u2019abord, il faut une reforme administrative en vue d\u2019all\u00e9ger les conditions bureaucratiques de cr\u00e9ation des entreprises. Au Cameroun o\u00f9 l\u2019auteur a servi comme Ambassadeur, la mise en route d\u2019une entreprise n\u00e9cessite environ 444 jours, soit presque du double par rapport \u00e0 la moyenne africaine. L\u2019exportation d\u2019un containeur prend en moyenne 10 jours tandis que l\u2019importation d\u2019un containeur prend 51 jours (en moyenne). \u00c0 cette triste r\u00e9alit\u00e9 s\u2019ajoute bien s\u00fbr la corruption des cadres de l\u2019\u00c9tat. De telles conditions n\u2019attirent pas les investissements \u00e9trangers. Il n\u2019y a donc rien de surprenant que l\u2019Afrique ne soit pas b\u00e9n\u00e9ficiaire des d\u00e9localisations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un lecteur critique \u00e9voquerait volontiers la pr\u00e9sence des entreprises europ\u00e9ennes en Afrique comme preuve de la possibilit\u00e9 d\u2019affaire sur le continent, malgr\u00e9 les conditions d\u00e9favorables ci-dessus \u00e9num\u00e9r\u00e9es. Sur ce, l\u2019auteur apporte une pr\u00e9cision fort int\u00e9ressante\u00a0: \u00ab\u00a0de nombreux entrepreneurs \u00e9trangers, g\u00e9n\u00e9ralement des propri\u00e9taires de petites et moyennes entreprises sont pr\u00e9sents sur le continent. Ceux-ci fonctionnent g\u00e9n\u00e9ralement sur la base de relations personnelles bien \u00e9tablies au sein de l\u2019\u00e9lite politique locale, et op\u00e8rent presque toujours en marge des principes \u00e9dict\u00e9s par Transparency International. Les entreprises de cette cat\u00e9gorie (parmi lesquelles des firmes allemandes aussi) se distinguent tr\u00e8s souvent par leur prosp\u00e9rit\u00e9 pour la plupart, et reposent sur une tradition de collaboration longue de plus 30 ans parfois\u00a0\u00bb. L\u2019avenir industriel du continent doit reposer sur des institutions fortes, et non sur des relations informelles. Voil\u00e0 pourquoi l\u2019auteur met un accent tout particulier sur les reformes administratives et le renforcement de l\u2019\u00c9tat de droit.<\/p>\n<div>\n<hr align=\"left\" size=\"1\" width=\"33%\" \/>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftnref1\">[1]<\/a> Volker Seitz: Afrika wird armregiert oder Wie man Afrika wirklich helfen kann, P. 34 (\u00abL&rsquo;Afrique est mal gouvern\u00e9e. Comment mieux l&rsquo;aider\u00bb, Traduction propre)<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftnref2\">[2]<\/a> Ibid, p. 28<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftnref3\">[3]<\/a> Ibid, p. 24<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftnref4\">[4]<\/a> Ibid, p. 25<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftnref5\">[5]<\/a> Ibid, p.32<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftnref6\">[6]<\/a> Ibid, p.25<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftnref7\">[7]<\/a> Peter Geschiere: Sorcellerie et politique en Afrique: La viande des autres, Karthala, Paris, 1995, 300p<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftnref8\">[8]<\/a> Volker Seitz: op. Cit. p.22<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p><a title=\"\" href=\"file:\/\/\/C:\/Users\/Moses\/Downloads\/Recension-%20Ambassadeur%20Seitz-%20partie%201.doc#_ftnref9\">[9]<\/a> Ibid, p.23<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff0000;\">Auteur:<\/span><\/strong><\/p>\n<address><span style=\"color: #0000ff;\">Moses Chiadjeu<\/span><\/address>\n<address><span style=\"color: #0000ff;\">Africa &amp; Science<\/span><\/address>\n<address>\u00a0<\/address>\n<address><span style=\"color: #ff0000;\">La suite du texte sera publi\u00e9e mardi, 21 f\u00e9vrier 2012<\/span><\/address>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-2442","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-recent-publications"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2442"}],"collection":[{"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=2442"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2442\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2520,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/2442\/revisions\/2520"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=2442"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=2442"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/africa-and-science.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=2442"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}