{"id":211,"date":"2011-06-14T18:46:56","date_gmt":"2011-06-14T18:46:56","guid":{"rendered":"http:\/\/africa-and-science.com\/?p=211"},"modified":"2011-06-15T07:18:29","modified_gmt":"2011-06-15T07:18:29","slug":"la-recherche-scientifique-le-cadet-des-soucis-des-gouvernements-africains","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africa-and-science.com\/?p=211","title":{"rendered":"La recherche scientifique: le cadet des soucis des gouvernements africains"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone\" src=\"data:image\/jpg;base64,\/9j\/4AAQSkZJRgABAQAAAQABAAD\/2wBDAAkGBwgHBgkIBwgKCgkLDRYPDQwMDRsUFRAWIB0iIiAdHx8kKDQsJCYxJx8fLT0tMTU3Ojo6Iys\/RD84QzQ5Ojf\/2wBDAQoKCg0MDRoPDxo3JR8lNzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzc3Nzf\/wAARCABOAHUDASIAAhEBAxEB\/8QAGQABAAMBAQAAAAAAAAAAAAAAAAQGBwUC\/8QAMBAAAQMCBAUCAwkAAAAAAAAAAAECAwQFBhEhshI1NnSCE2EicYEkMTJBUZKhseH\/xAAZAQEBAQEBAQAAAAAAAAAAAAAABgQFCAP\/xAAmEQABAwIFBAMBAAAAAAAAAAAAAQIDBHEFETM0sQYhIlESMUHB\/9oADAMBAAIRAxEAPwDgAAykUAAATrFzu39zHuQ2Mxyxc7t\/cx7kNjI\/qXVjspT4FpvuAATR3QV\/HfS9Z4b2lgK\/jvpes8N7TTRbmO6cmik3DLpyZKAC+LcAAAAAAkgA3HnwAAAnWLndv7mPchsZjli53b+5j3IbGR\/UurHZSnwLTfcAHKtF3Zca25U7cvss3A3L825ZZ\/uR38E8yJz2ucidk++DtOka1yNX7U6pX8d9L1nhvaWAr+O+l6zw3tPrRbmO6cmuk3DLpyZKAC+LcAAAAAAkgA3HnwAAAnWLndv7mPchsMiPWNyRORr8vhc5uaIvummZj1i53b+5j3IbGSHUi5TR2\/pT4FpPuUi84jxBaJ\/SqqWkRrs\/Tlaxytd8l4vv9irWa81Voqn1NNwPfI1WvSRFVF1Rc9FTXQu2PHzVEFJa6ON0s9TJxqxqZrwt\/pM1TX2K5X4Tudrp4qyPgnczJ72xIqrGqa\/VDZh8lItMiSNa1X9sveXBlrY6lJ1WNyqjf31mW\/D1ZfLg1tRXw01PTKmbWpG5Hv8AdM3aJ7r\/AKecd9LVnhvadigqmVtFBVR\/hmjR6fVDj476XrPDe0no3\/Ktb4o3yTslypw1vxkj8ld3TupkoALYvQAAAAACSADcefAAACdYud2\/uY9yGxmOWLndv7mPchsZH9S6sdlKfAtN9zykbEkWRGpxqnCrstcv0+Wp6AJrNVO6eY42RN4Y2Na3NVyamSarmpwcd9L1nhvaWAr+O+l6zw3tNVGudSxV9pyaKRMp47pyZKAC9LcAAAAAAkgA3HnwAAAnWLndv7mPchsZjli53b+5j3IbGR\/UurHZSnwLTfcAAmjugr+O+l6zw3tLAV\/HfS9Z4b2mmi3Md05NFJuGXTkyUAF8W4AAAAAB\/9k=\" alt=\"\" width=\"86\" height=\"49\" \/>Dans notre parution du 7 Juin dernier, nous \u00e9voquions l&rsquo;institutionnalisation tardive d&rsquo;un budget pour la recherche au Maroc. La situation paraissait alarmante, malgr\u00e9 les progr\u00e8s visibles de la recherche scientifique dans ce pays. En guise d\u2019illustration, une universit\u00e9 marocaine occupe la 15\u00e8me place au classement des 100 premi\u00e8res universit\u00e9s africaines en 2011.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette semaine, nous\u00a0nous int\u00e9ressons \u00e0 la place qu&rsquo;occupe la recherche dans la politique universitaire du S\u00e9n\u00e9gal, un pays \u00e9galement bien cot\u00e9 au classement 2011. En focalisant notre regard principalement sur l&rsquo;universit\u00e9 Cheikh Anta Diop de Dakar qui est la premi\u00e8re institution universitaire du S\u00e9n\u00e9gal et qui occupe le 24\u00e8me\u00a0rang au classement 2011, nous nous rendons compte de la place marginale qu&rsquo;occupe la recherche dans les allocations gouvernementales: environ 4% du budget. La grande partie de l&rsquo;enveloppe budg\u00e9taire sert essentiellement au financement des salaires du personnel, comme l&rsquo;indique le texte\u00a0que nous publions ci-apr\u00e8s. Dans de telles conditions, est-il seulement possible d\u2019envisager le d\u00e9veloppement\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">********************<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"color: #3366ff;\">L\u2019Universit\u00e9 Cheikh Anta Diop (UCAD) pr\u00e9sent\u00e9e par le Professeur ABDOUL KARIM NDOYE<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Monsieur le Pr\u00e9sident,<br \/>\nMesdames, Messieurs,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je voudrais d\u2019abord m\u2019acquitter d\u2019une fonction affective positive, en remerciant l\u2019AUF et l\u2019ACU de nous avoir invit\u00e9s \u00e0 participer \u00e0 ce s\u00e9minaire sur le th\u00e8me : \u00ab comprendre et d\u00e9finir la gouvernance de l\u2019enseignement Sup\u00e9rieur \u00bb ; ensuite m\u2019excuser des retards que j\u2019ai eus en raison de probl\u00e8mes de communication, et qui m\u2019ont emp\u00each\u00e9 de participer \u00e0 la s\u00e9ance d\u2019hier sur les probl\u00e8mes de gouvernance dans les universit\u00e9s anglophones.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ceci \u00e9tant, pour parler des probl\u00e8mes de gouvernance \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Cheik Anta Diop de Dakar, je voudrais rappeler quelques \u00e9l\u00e9ments statistiques et ensuite, structurer ma \u00abcommunication \u00bb en consid\u00e9rant les structures\u00a0 universitaires et les structures politiques. En quelques chiffres, l\u2019Universit\u00e9 de Dakar est n\u00e9e en mars 1957. Elle a donc aujourd\u2019hui 53 ans. Elle a environ 56 800 \u00e9tudiants.Ces chiffres ont diminu\u00e9 depuis deux ou trois ans, puisque nous \u00e9tions \u00e0 Soixante mille quatre-vingt trois, il y a deux ans. Mais l\u2019ouverture, en 2008 de trois nouvelles Universit\u00e9s a<br \/>\nfait que nous sommes, aujourd\u2019hui, par rapport \u00e0 notre carte universitaire, en phase de reflux du nombre d\u2019\u00e9tudiants, encadr\u00e9s par mille cent quarante-sept professeurs, tous rangs confondus, sans compter les Vacataires et mile deux cents personnels administratifs techniques et de services. Cette Universit\u00e9 est une Universit\u00e9 publique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au niveau politique, nous avons un Minist\u00e8re de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur, depuis maintenant un an et demi, car avant, c\u2019\u00e9tait le Minist\u00e8re de l\u2019\u00e9ducation nationale qui prenait en charge l\u2019ensemble du syst\u00e8me, de la Maternelle jusqu\u2019\u00e0 l\u2019enseignement sup\u00e9rieur. Le syst\u00e8me s\u00e9n\u00e9galais est en 6\/4\/3\/4, c\u2019est-\u00e0-dire que vous avez six ans d\u2019enseignement \u00e9l\u00e9mentaire, quatre ans d\u2019enseignement moyen, trois ans d\u2019enseignement secondaire et puis cinq, voire huit ans d\u2019enseignement sup\u00e9rieur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En-dessous du Minist\u00e8re de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur, il y a la Direction de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur, qui g\u00e8re \u00e0 la fois les Universit\u00e9s publiques et les Universit\u00e9s priv\u00e9es, donc l\u2019ensemble de ce qu\u2019on peut appeler le domaine de l\u2019enseignement sup\u00e9rieur. <span style=\"color: #0000ff;\">Au niveau politique donc, c\u2019est le gouvernement s\u00e9n\u00e9galais qui donne une subvention <\/span><span style=\"color: #0000ff;\">d\u2019Etat \u00e0 cette Universit\u00e9, de l\u2019ordre de vingt-deux milliards de Fcfa par an. Cette subvention d\u2019Etat, malheureusement, en raison de probl\u00e8mes de gouvernance est consomm\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 environ quatre-vingt-seize pour cents pour les salaires, de sorte que reste, en gros, 4% de cette somme pour pouvoir faire l\u2019enseignement et peut-\u00eatre la recherche.<\/span> Donc nous avons \u00e0 peu pr\u00e8s les m\u00eames probl\u00e8mes de d\u00e9s\u00e9quilibre qu\u2019avec certaines Universit\u00e9s fran\u00e7aises, o\u00f9 l\u2019enseignement prend le pas sur la recherche&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">NB:\u00a0<em>Le texte ci-dessus publi\u00e9\u00a0est l&rsquo;extrait d&rsquo;une communication faite par le Professeur ABDOUL KARIM NDOYE en 2010 dans le cadre des activit\u00e9s de L&rsquo;Institut Panafricain\u00a0 de la Gouvernance Universitaire (IPAGU). <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans notre prochaine \u00e9dition, nous voyagerons au c\u0153ur du syst\u00e8me\u00a0universitaire camerounais, toujours avec le m\u00eame souci\u00a0: connaitre la place de la recherche scientifique dans la politique universitaire du gouvernement en place.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans notre parution du 7 Juin dernier, nous \u00e9voquions l&rsquo;institutionnalisation tardive d&rsquo;un budget pour la recherche au Maroc. 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