{"id":1085,"date":"2011-11-01T00:50:17","date_gmt":"2011-11-01T00:50:17","guid":{"rendered":"http:\/\/africa-and-science.com\/?p=1085"},"modified":"2012-01-15T01:04:48","modified_gmt":"2012-01-15T01:04:48","slug":"en-quelle-langue-pensez-vous-les-langues-africaines-en-deroute","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/africa-and-science.com\/?p=1085","title":{"rendered":"En quelle langue pensez-vous? Les langues africaines en d\u00e9route"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/africa-and-science.com\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/photo-cameroun-214x300.png\" alt=\"\" width=\"128\" height=\"180\" \/>[1] Le fran\u00e7ais, l&rsquo;anglais, l&rsquo;espagnol, l&rsquo;allemand, le portugais, et, depuis l&rsquo;influence toujours grandissante de la Chine en Afrique, le chinois. Sans compter que le japonais est appris depuis longtemps d\u00e9j\u00e0 par nombre d&rsquo;ing\u00e9nieurs, d&rsquo;informaticiens et d&rsquo;universitaires africains: Les Noirs sont aujourd&rsquo;hui probablement le seul peuple au monde qui parle le plus de langues \u00e9trang\u00e8res, et le moins leur propre langue. Faut-il y voir un avantage du brassage culturel et d\u00e9mographique ? Y a-t-il un int\u00e9r\u00eat quelconque \u00e0 d\u00e9velopper une langue nationale ou panafricaine, \u00e9tant donn\u00e9 que nous disposons d\u00e9j\u00e0 dans les langues \u00e9trang\u00e8res d&rsquo;outils \u00e9labor\u00e9s nous permettant non seulement de communiquer entre nous, mais encore d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 la science moderne ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #ff0000;\">La r\u00e9flexion ci-dessous r\u00e9sulte d&rsquo;un \u00e9change dans un forum de discussion auquel participe l&rsquo;auteur:<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toutes les grandes nations du monde sont conscientes du caract\u00e8re vital de leur culture et de l\u2019expression la plus remarquable de celle-ci, la langue. Elles ne l\u00e9sinent pas sur les moyens d\u2019assurer la p\u00e9rennit\u00e9 de leur langue, mais surtout d\u2019inciter le plus grand nombre possible d\u2019\u00e9trangers \u00e0 l\u2019adopter. Dans le cadre du Commonwealth comme de la Francophonie, on peut observer une panoplie de strat\u00e9gies mises en \u0153uvre pour \u00e9tendre toujours plus loin l\u2019aire g\u00e9ographique et d\u00e9mographique du fran\u00e7ais et de l\u2019anglais. Centres culturels, colloques, festivals d\u2019\u00e9crivains, agences de toutes sortes, rencontres au sommet, bourses d\u2019\u00e9tudes, prix prestigieux, mesures incitatives diverses\u2026 Certains avancent m\u00eame l\u2019id\u00e9e que le g\u00e9nocide rwandais s\u2019est dessin\u00e9 sur la toile du conflit entre le France et le Royaume-Uni pour imposer leur langue respective dans cette r\u00e9gion des Grands-Lacs[2], argument que vient conforter la d\u00e9cision r\u00e9cente de Paul Kagam\u00e9 d\u2019introduire l\u2019anglais dans les programmes scolaires par pr\u00e9f\u00e9rence au fran\u00e7ais, sous-couvert d\u2019hostilit\u00e9 latente envers la France.<br \/>\nIl est vrai que dans un contexte de libert\u00e9 et de respect mutuel entre les peuples, il n\u2019y aurait a priori rien \u00e0 dire contre le fait pour les Africains d\u2019apprendre la langue des autres pour \u00e9changer avec le reste du monde et pouvoir s\u2019enrichir par eux-m\u00eames de l\u2019apport des autres. Mais la question linguistique \u00e0 discuter ici s&rsquo;inscrit, me semble-t-il, dans le contexte plus global de notre ali\u00e9nation culturelle comme r\u00e9sultante d&rsquo;une longue histoire de domination ayant entra\u00een\u00e9 l&rsquo;introduction chez-nous de la culture du dominateur et subs\u00e9quemment le recul de la n\u00f4tre.<br \/>\nCheick Anta Diop n&rsquo;a pas manqu\u00e9, dans Nations n\u00e8gres et cultures, de consacrer une r\u00e9flexion approfondie en particulier \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de d\u00e9velopper nos langue de mani\u00e8re \u00e0 les rendre aptes \u00eatre un v\u00e9hicule de la science. Il a ainsi traduit en wolof le principe de la relativit\u00e9 d&rsquo;Einstein ainsi qu&rsquo;un po\u00e8me \u00e9pique de Pierre Corneille, apr\u00e8s avoir d\u00e9montr\u00e9 la parent\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique des langues n\u00e8gres dans leur ensemble avec l\u2019\u00e9gyptien ancien et entrepris un travail de premier plan pour amener les politiques \u00e0 jeter les bases concr\u00e8tes pour la r\u00e9alisation du projet d&rsquo;instauration en Afrique d\u2019une ou plusieurs langues nationales africaines.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C. A. Diop \u00e9tait d&rsquo;avis que le frein vers la connaissance existait d\u00e9j\u00e0 dans la contrainte o\u00f9 les Africains se trouvaient et se trouvent aujourd&rsquo;hui encore de consacrer 6 \u00e0 7 ann\u00e9es d&rsquo;\u00e9cole primaire \u00e0 apprendre la grammaire et l&rsquo;orthographe d&rsquo;une langue \u00e9trang\u00e8re afin de pouvoir r\u00e9soudre une op\u00e9ration math\u00e9matique banale ou comprendre une r\u00e9alit\u00e9 aussi simple que celle-ci: \u00ab\u00a0un point qui se d\u00e9place cr\u00e9e une ligne\u00a0\u00bb. D&rsquo;apr\u00e8s lui les mots de la langue \u00e9trang\u00e8re ne repr\u00e9sentent pour nous alors que des enveloppes sonores dont nous ne percevons pas l&rsquo;esprit, ce qui fait que, dans le d\u00e9ploiement de l&rsquo;intelligence,\u00a0 la m\u00e9morisation se substitue \u00e0 l&rsquo;acte de r\u00e9flexion. Or expliqu\u00e9es dans la langue maternelle, les choses deviennent \u00e9videntes parce que renvoyant \u00e0 des r\u00e9alit\u00e9s v\u00e9cues, comprises et conceptualis\u00e9es au cours des si\u00e8cles, de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. Il \u00e9tait donc d&rsquo;avis qu&rsquo;apprendre dans sa langue maternelle dispose mieux l&rsquo;esprit \u00e0 acc\u00e9der \u00e0 la connaissance avec moins de difficult\u00e9s. Et de fait, tous les grands leaders africains, tout comme les \u00e9crivains africains de renom, ont \u00e9t\u00e9 des \u00ab\u00a0country boys\u00a0\u00bb, pour reprendre un mot cher \u00e0 Nelson Mandela, qui a toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s fier de ses origines villageoises (voir Long Walk to Freedom, N. Mandela).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cheick pensait que promouvoir et d\u00e9velopper nos langues maternelles \u00e9tait \u00e9minemment une affaire de volont\u00e9 politique, ce qui est vrai. Et si Julius Nyerere restera grav\u00e9 dans nos m\u00e9moires comme un Grand Africain, c&rsquo;est en partie, entre autres, parce qu&rsquo;\u00e0 son accession au pouvoir \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;Etat tanzanien, il s&#8217;employa \u00e0 restituer \u00e0 son peuple l&rsquo;un des plus grands biens que la colonisation leur avait vol\u00e9s, la langue. Julius Nyerere d\u00e9clara que si les blancs avaient mis 50 ans \u00e0 enseigner leur langue aux Tanzaniens, il ne leur fallait pas plus de 50 ans pour se r\u00e9approprier leur propre langue. C&rsquo;est ainsi que sous sa houlette le Swahili devint la premi\u00e8re langue du pays devant l&rsquo;anglais, et sert aujourd&rsquo;hui de support d&rsquo;enseignement \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de ce pays.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autre exemple: apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre lib\u00e9r\u00e9s de la colonisation anglaise dans les ann\u00e9es 20, la r\u00e9publique irlandaise a remis au go\u00fbt du jour la langue nationale, le ga\u00e9lique, \u00e9tablie premi\u00e8re langue par la constitution du nouvel Etat, devant l&rsquo;anglais, m\u00eame si cette derni\u00e8re langue restera plus populaire. Les irlandais re\u00e7oivent des bourses de l&rsquo;Etat pour \u00e9tudier leur langue, et tous les documents officiels sont bilingues, imprim\u00e9s en ga\u00e9lique avec une traduction en anglais, comme c\u2019est le cas chez-nous au Cameroun avec le fran\u00e7ais et l\u2019anglais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donc, aussi louables que puissent \u00eatre l&rsquo;initiative priv\u00e9e dans le cadre restreint des mouvements associatifs ou au plan individuel, c&rsquo;est l&rsquo;Etat d&rsquo;abord qui doit prendre la responsabilit\u00e9 de la promotion de la culture nationale. Parvenir \u00e0 d\u00e9velopper une langue jusqu&rsquo;\u00e0 la rendre apte \u00e0 exprimer la science moderne demande une volont\u00e9 politique \u00e9tal\u00e9e dans le temps, des investissements colossaux, des recherches universitaires dans de nombreux domaines, etc. Qui peut mieux s&rsquo;en occuper que l&rsquo;Etat avec ses immenses moyens? Les occidentaux et les orientaux l&rsquo;ont bien compris, qui n&rsquo;h\u00e9sitent pas \u00e0 y investir des moyens \u00e9normes.<br \/>\nOr nous savons tous, \u00e0 l&rsquo;heure de la \u00ab\u00a0comm\u00e9moration du cinquantenaire des ind\u00e9pendances africaines\u00a0\u00bb, que, m\u00eame si on a parl\u00e9 chez-nous d&rsquo;Etats-Nations, la vocation des entit\u00e9s n\u00e9es de la colonisation n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 d&rsquo;assurer si peu que ce soit le d\u00e9veloppement plein et entier de nos pays, mais ceci est un autre d\u00e9bat, quoique li\u00e9 \u00e0 la discussion men\u00e9e ici. L&rsquo;alternative \u00e0 la carence de l&rsquo;Etat serait le d\u00e9veloppement du capital priv\u00e9 avec prise de conscience du probl\u00e8me et cr\u00e9ation de fondations ou institutions vou\u00e9es \u00e0 la promotion de nos langues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faudrait, pour que nos langues puissent \u00eatre \u00e9crites et r\u00e9pondre aux exigences de la modernit\u00e9, que les hommes politiques et les intellectuels syst\u00e9matisent s\u00e9rieusement la question et la portent \u00e0 un haut degr\u00e9 dans la conscience populaire, et posent ensuite le d\u00e9bat sur le terrain politique ou dans leurs \u0153uvres, l&rsquo;inscrivent enfin comme programme prioritaire dans leur projet de soci\u00e9t\u00e9.<br \/>\nLe fait que nous ayons connu une domination \u00e9trang\u00e8re durable avec pour cons\u00e9quence la mise en berne voire la disparition de pans entiers de nos cultures et de nos langues pose le probl\u00e8me de la promotion culturelle chez-nous en des termes tr\u00e8s particuliers.<br \/>\nSi, comme le disent de nombreux compatriotes dans les forums de discussion, nous avons des identit\u00e9s multiples, il n&rsquo;en demeure pas moins qu&rsquo;il y a un point d\u2019o\u00f9 il faut partir pour s&rsquo;ouvrir au monde, une identit\u00e9 originaire pour ainsi dire, dans laquelle il faudrait d&rsquo;abord se reconna\u00eetre comme tel. Bien que les Fran\u00e7ais, les Am\u00e9ricains, les Britanniques, les Japonais ou les Chinois aient eux aussi des identit\u00e9s multiples, ils ne font pas mine de renoncer \u00e0 leur r\u00e9f\u00e9rentiel culturel initial, mieux, ils l\u2019imposent ou tentent de l\u2019imposer au reste du monde. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;\u00e0 voir \u00e0 quel point les Chinois ou les Japonais tiennent \u00e0 leur \u00e9criture hy\u00e9rogliphiques, les Arabes \u00e0 leurs caract\u00e8res hi\u00e9ratiques, pour comprendre l&rsquo;importance de la culture pour tout peuple.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sous un autre rapport, on peut certes d\u00e9plorer que les promoteurs d&rsquo;associations culturelles africaines diverses ne parlent point leurs langues d&rsquo;origine dans leurs r\u00e9unions. Mais au fait, nombreux sont ceux de cette g\u00e9n\u00e9ration qui sont n\u00e9s en ville dans des familles de fonctionnaires &#8211; parfois les parents sont de tribus diff\u00e9rentes- dans lesquelles parler le fran\u00e7ais ou l&rsquo;anglais aux enfants est devenu une habitude inconsciente. Si on ajoute \u00e0 cela que presqu&rsquo;aucun Africain ne sait lire ou \u00e9crire sa langue maternelle, dont la plupart demeurent de toutes fa\u00e7ons orales, on bl\u00e2mera moins ces jeunes gens, qui en fin de compte ne recherchent dans ces associations que quelque soci\u00e9t\u00e9 ou divertissement, en dehors de tisser des liens de solidarit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qu&rsquo;il faudrait serait de cr\u00e9er des associations au but avou\u00e9 de promouvoir et d\u00e9velopper nos langues. On pourrait se demander, au regard de la multitude de langues existant chez-nous, comment arriver \u00e0 une unit\u00e9 linguistique nationale. Une fois encore, je vais me r\u00e9f\u00e9rer au sublime Cheick Anta Diop. Au sein d\u2019un m\u00eame pays, une langue nationale peut s&rsquo;imposer \u00e0 d&rsquo;autres sans que celles-ci disparaissent. Tout d\u00e9pend du degr\u00e9 de d\u00e9veloppement de cette langue et de son expansion, d\u00e9mographique ou g\u00e9ographique, ainsi que de son degr\u00e9 de codification et de son g\u00e9nie propre. Si le wolof s&rsquo;imposait au S\u00e9n\u00e9gal comme langue nationale, rien n&#8217;emp\u00eacherait sa coexistence avec le malink\u00e9 et le Sarakoll\u00e9. En France, le fran\u00e7ais n&rsquo;a pas fait dispara\u00eetre les langues d&rsquo;oc et autres, pas plus qu&rsquo;en Allemagne l&rsquo;allemand n&rsquo;a emp\u00each\u00e9 la survivance de dialectes tenaces dans diverses r\u00e9gions, encore que le Fran\u00e7ais, qui a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9, \u00e9tait totalement diff\u00e9rent de ces langues, au lieu qu&rsquo;il existe une parent\u00e9 g\u00e9n\u00e9tique entre les langues africaines. Une fois de plus tout est question de la qualit\u00e9 des hommes au pouvoir, des intellectuels dans la soci\u00e9t\u00e9, du degr\u00e9 de consciente et d&rsquo;importance que le probl\u00e8me a acquis pour un peuple. Une erreur de jugement constante, \u00e0 moins que ce soit de la mauvaise foi, consiste \u00e0 pr\u00e9tendre qu\u2019on ne peut imposer une langue nationale en Afrique, parce que cela entra\u00eenerait la disparition des autres. Je tiens \u00e0 dire tout d\u2019abord qu\u2019il ne s\u2019agit en aucun cas d\u2019imposer quoi que ce soit \u00e0 qui que ce soit. C\u2019est un projet \u00e0 long terme qui demande d\u2019abord \u00e0 \u00eatre pris en compte et pos\u00e9 convenablement par l\u2019\u00e9lite intellectuelle et politique. En outre, l\u2019option pour une ou plusieurs langue, comme nous l\u2019avons d\u00e9j\u00e0 dit, n\u2019entra\u00eene pas ipso facto le d\u00e9clin ou la disparition des autres qui peuvent toujours, dans le cadre d\u2019initiatives culturelles et intellectuelles r\u00e9gionales ou nationales, \u00eatre vivifi\u00e9es et conserv\u00e9es. Mais en dehors de la mauvaise foi signal\u00e9e ci-dessus, la r\u00e9sistance la plus insidieuse, la plus obscure que rencontrerait un projet d\u2019instauration d\u2019une langue nationale, serait due principalement au rejet instinctif des ressortissants d\u2019un langue, d\u2019une tribu ou d\u2019une ethnie, de parler ou d\u2019adopter une autre langue que la leur, cette derni\u00e8re fut-elle parente culturellement. Ind\u00e9pendamment de la contradiction ind\u00e9m\u00ealable dans laquelle les personnes r\u00e9fractaires \u00e0 une telle ouverture se trouvent \u2013 car en m\u00eame temps elles adoptent des langues \u00e9trang\u00e8res comme le fran\u00e7ais ou l\u2019anglais sans regimber et s\u2019y complaisent \u2013 il faut leur rappeler la grande le\u00e7on de Mongo B\u00e9ti : \u00ab L\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019une nation se situe au-del\u00e0 de la simple fibre individuelle, familiale ou tribale. \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si vous voulez mon avis, le probl\u00e8me est pour nous, en Afrique, d&rsquo;une importance vitale, et c&rsquo;est bien par l\u00e0 que les Africains se devront se r\u00e9soudre un jour \u00e0 commencer, s&rsquo;ils veulent trouver une solution \u00e0 l&rsquo;ensemble de leurs probl\u00e8mes: Sans langue pas de culture, sans culture pas d&rsquo;identit\u00e9, et sans identit\u00e9, pas d\u2019avenir possible pour un peuple dans ce monde!!!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Citons une fois de plus Cheick Anta Diop pour terminer: \u00ab\u00a0<em>La facilit\u00e9 avec laquelle nous renon\u00e7ons, souvent, \u00e0 notre culture ne s&rsquo;explique que par notre ignorance de celle-ci, et non par une attitude progressiste adopt\u00e9e en connaissance de cause<\/em>.\u00a0\u00bb (Nations n\u00e8gres et culture, 1979, p. 408).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Auteur: Bonaventure TCHUCHAM<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Source: duudle.net<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[1] Le fran\u00e7ais, l&rsquo;anglais, l&rsquo;espagnol, l&rsquo;allemand, le portugais, et, depuis l&rsquo;influence toujours grandissante de la Chine en Afrique, le chinois. 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