La chute de Mouammar Kadhafi: Une erreur stratégique de l’Occident?
Il s’appelle Jonathan Barker. Il a enseigné les sciences politiques à l’université de Toronto, en Arizona et à Dar es Salam. Parmi ses terrains d’étude figurent le Sénégal, la Tanzanie, l’Ouganda et l’Inde. Jonathan Barker est aussi l’auteur d’un livre dont l’actualité politique africaine révèle aujourd’hui toute la pertinence : «The No-Nonsense Guide to Global Terrorism» (2008).
Dans ce livre de 144 pages, l’auteur présente les conséquences de l’assistance des États occidentaux aux organisations combattantes qu’ils créent ou qu’ils soutiennent dans diverses régions du monde pour des raisons politiques ou géostratégiques. L’exemple le plus éloquent dans ce cas-ci est celui de l’organisation terroriste Al-Qaïda qui jadis contribua à mettre un terme à l’occupation de l’Afghanistan par l’URSS en 1989. Certes, en politique, c’est la fin qui justifie généralement les moyens. Toutefois, il y a de quoi s’inquiéter lorsque du matériel militaire lourd et ultramoderne est mis à la disposition d’organisations combattantes. Car une fois la guerre terminée, l’effectivité du travail de démobilisation et de désarmement du personnel desdites organisations est loin d’être assuré. En guise d’illustration : Le matériel militaire jadis utilisé pour combattre les forces soviétiques furent par après mis au service de l’enracinement du groupe Al-Qaïda dans la région. Et les armes récemment mises à la disposition des organisations combattantes anti-Kadhafi (à quoi s’ajoutent celles récupérées par lesdites organisations au lendemain de la chute de Mouammar Kadhafi) représentent de nos jours un véritable facteur d’instabilité régionale. Outre l’occupation de certaines portions du territoire malien, la prise d’otage au site gazier de Tiguentourine à In Amenas (Algérie) il y a quelques jours, c’est tout le Sahara africain qui risque de devenir pour de nombreuses années à venir un champs de combats entre les États occidentaux et les organisations islamistes utilisant justement contre les États fournisseurs (leurs alliés d’hier), les armes qui furent mises à leur disposition. C’est le phénomène du « blowback » ou du « retour de bâton ».
Sur ce, le point de vue que livre Marine Le Pen dans le cadre de l’entretien ci-après est très pertinent.
Sur le livre de Jonathan Barker:
The No-Nonsense Guide to Global Terrorism, New Internationalist, Toronto, 2008, 144p., ISBN-10: 1904456987, ISBN-13: 978-1904456988
Arnaque via internet? L’Université Américaine du Burundi n’existe pas. Research Grants: The Horowitz Foundation Programme 2013-2014
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