La plante «Iboga» et la diplomatie: ces pays »Amis » qui s’intéressent tant à nos choses !!!
Plante hallucinante, stupéfiant aux États Unis, en Suisse, en Belgique et en France (1), mais trésor au Gabon. Pendant que les uns mettent en branle le code pénal pour éviter toute »dérive », d’autres réclament plutôt un acte du gouvernement en vue de la protection du trésor national, tandis que d’autres intéressés apportent plutôt des fonds pour protéger non pas la plante «Ibogo», mais plutôt la forêt: comme cette aide non remboursable mise à disposition par le gouvernement japonais (2). Des Français et Américains qui partent de Paris, Marseille, New York ou Washington pour venir se soigner au Gabon? Inadmissible! Ça peut à long terme inverser la balance des paiements. De quoi sévir avant qu’il ne se fasse tard, et que les caisses de thérapeutes africains ne se remplissent à grande vitesse.
Mais, il n’ y pas que les grandes puissances et leurs multinationales dans la danse. Il y a aussi des institutions internationales, comme le Fond des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) qui a organisé du 14 au 15 juin 2010 à Libreville au Gabon et en collaboration avec le Ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Développement Durable « l’atelier national de lancement officiel au Gabon, du projet sur le «Renforcement de la sécurité alimentaire en Afrique Centrale à travers la gestion durable des produits forestiers non ligneux», et du processus de formulation/élaboration de la stratégie et plan d’actions pour le développement du secteur des produits forestiers non ligneux en République gabonaise». Le rapport de cette rencontre entre intéressés des ressources vertes de notre continent a été réalisé avec le concours financiers du gouvernement allemand (3).
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1) Art. 1er. − A l’annexe IV de l’arrêté du 22 février 1990 susvisé, il est ajouté : « Tabernanthe iboga, Tabernanthe manii, ibogaïne, ses isomères, esters, éthers et leurs sels qu’ils soient d’origine naturelle ou synthétique ainsi que toutes préparations qui en contiennent. ». Source: Arrêté du 12 mars 2007 modifiant l’arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants.
2) Source: «Financement japonais de 489 447 millions de FCFA pour la préservation de la forêt gabonaise», Gaboneco, 16 Juillet 2012. disponible à: http://www.gaboneco.com/show_article.php?IDActu=25923
3) Pour le rapport complet dudit atelier: http://www.fao.org/docrep/012/al198f/al198f00.pdf, 16 Juillet 2012
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