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Nr. 00216- Aug. 1st, 2017 – Weekly Newspaper devoted to Science & T Pour la promotion de l'esprit scientifique en Afrique

Scandale à l’école de la diplomatie: Le tout premier directeur de l’Institut des Relations Internationales du Cameroun réagit

Résultats de recherche d'images pour « adamou ndam njoya »L’Institut des Relations Internationales du Cameroun, IRIC, est l’une de ces institutions qui permettent de mettre en exergue le Savoir, le Savoir Faire, le savoir Être comme bases permettant de transcender les considérations tribales, régionales et d’amener les citoyens et les citoyennes à réaliser que l’organisation et le sens, qu’ils donnent à leur vie doivent les conduire à être ouverts, réceptifs, positifs, constructifs, menant des actions et posant des actes de mobilisation pour bâtir.

En effet, l’IRIC a cette vocation de préparer les citoyens et les citoyennes et toute autre personne qui y est admise, à sortir de tout enfermement aussi bien au sein de l’espace où ils se trouvent que dans les idées qui bouchent les horizons entraînant à des états situés, à des situations fermées. Cette vocation fait ainsi que ceux et celles qui en sortent au bout de leurs études, sont bien préparés pour œuvrer partout comme des locomotives qui tirent des wagons sans discrimination vers le but qu’est l’arrivée et, ceci, tout en sachant  qu’ils peuvent, comme les locomotives, être remplacés par plus performants pour atteindre le but qu’est l’arrivée à bon port.
Partant de cela et aussi du fait qu’il y a partout dans notre pays des meilleurs éléments, des fils et des filles doués et intelligents, toutes les mesures, et des plus objectives, impartiales et ne se prêtant pas à des contestations, doivent être prises pour la sélection et les évaluations de ceux et celles qui ont cette vocation de travailler pour l’expression internationale de notre personnalité nationale.
 
Pour ce faire, on doit commencer par l’institution elle-même, l’IRIC dont les règles de vie et de fonctionnement doivent être respectées, revues s’il le faut pour retrouver toutes les dimensions rigoureuses inscrites dans sa nature dès sa naissance.  Ce qui exige le rappel et l’enracinement, à la base, des principes forts qui, acceptés et partagés, permettant de transcender tout ce qui peut diviser, faire du mal, vont être cultivés pour être  appropriés, et intégrés comme éclairages et dynamiques permanents pour ceux et celles qui sont admis pour être formés, pour  acquérir le savoir, les connaissances, le savoir faire, la professionnalité et le savoir être, des comportements citoyens responsables. Ce qui leur permettra d’être ces acteurs et ces actrices éliminant, par leurs actes et leurs idées, et la culture des démarches, des interventions, du népotisme et les discriminations entre les fils et les filles d’un même pays partant des considérations basées sur la famille et le territoire de naissance pour que l’emportent et le territoire national et la famille nationale.
 
L’IRIC comme Institution de formation et de recherche de haut niveau qui s’est affirmé depuis sa création, admiré et respecté, a profondément contribué à la réputation de notre pays et à former des jeunes qui sont des cadres dignes dont peut rêver tout pays. Tout doit être fait pour le maintenir dans son ascension. Ainsi, s’agissant de ceux et de celles qui, très nombreux y sont admis pour être formés, pour leur entrée dans la vie active sur le plan international et, particulièrement en Diplomatie rien ne doit être fait sur la base des considérations subjectives, discriminatoires ni dans la précipitation.

L’IRIC, de par son essence, exige que tout se fasse sur mesure en étant fondé sur des critères pertinents, connus et publics ; ce qui, conduisant les candidats et les candidates à reconnaître leurs points forts et leur faiblesse, permettra d’accepter et d’assumer les résultats tout en excluant des interventions dites hiérarchiques quand le jury scientifique a décidé; ainsi on évitera tout autre recours pour réajuster les résultats une fois publiés. Ce qui consolide la réputation de l’Institution et son attrait. C’est ainsi que l’on arrivera à l’effectivité de cette impérieuse nécessité du respect de l’intelligence de la personne humaine qui ne doit pas être sacrifiée pour des considérations régionalistes et surtout lorsqu’elle est appelée à être une actrice nationale et/ou sur le plan international.

Tout comme les approches régionalistes détruisent le sentiment national, le sens de l’unité nationale dans la vie de notre pays, il faut que l’on sorte de cette logique qui, dans le fond aggrave nos problèmes parce que détournant des objectifs concrets, des solutions des problèmes par des camerounais comme citoyens responsables et pleinement conscients de leurs devoirs.

Il faut noter aussi  que ce n’est pas seulement le candidat, la candidate qui, ayant bien travaillé et réussi puis écarté(e) pour des considérations qui n’ont rien à voir avec le mérite, qui seront  traumatisés, mais aussi tous les autres jeunes  aspirant à être admis à l’IRIC et leurs parents voire les populations en général.

Plus que cela, il y a  la naissance du doute, du scepticisme quant à l’objectivité pour l’admission dans cette célèbre Institution pour un métier de prestige. Quelles que soient les justifications six jeunes dont une qui était la deuxième de la première liste, ont été écartés d’une façon qui ne peut être perçue que comme le produit d’une grave injustice qui peut bien être réparée en les réadmettant et en augmentant exceptionnellement le nombre de places dans la mesure où le Jury en âme et conscience trouve que les six retenus dans la deuxième liste publiée par le Ministre ont tous les mérites.

Ce qui s’est toujours fait à l’IRIC renforçant l’idée et l’unité nationales doit rejaillir comme exemple sur les autres institutions et la vie nationale pour en finir avec les considérations discriminatoires qui sont sources des conflits, des oppositions entre les camerounais, entre nos régions, entre nos différentes localités territoriales.

L’incident de deux listes d’admis à l’IRIC nous édifie et nous interpelle.

Foumban le 7 Mars 2015

© Correspondance : Dr Adamou NDAM NJOYA, Président National de l’UDC et 1er Directeur et Directeur Honoraire de l’IRIC

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