Africa & Science – Afrika & Wissenschaft – Afrique & Science

Nr. 00214- July 5th, 2017 – Weekly Newspaper devoted to Science & T Pour la promotion de l'esprit scientifique en Afrique

Harcèlements sexuels à l’UQAM: Message (illégalement) diffusé le 29 novembre à la communauté étudiante

*** Cette réflexion fait suite à l’action de dénonciation du 27 octobre. Ce n’est pas une demande d’aide, ce n’est pas un S.O.S. Nous ne voulons pas être sauvées, nous voulons être entendues et respectées. Nous sommes partie intégrante de l’université. Nous prenons notre droit de parole. ***

Dénonciations anonymes ou prise de pouvoir collective?

D’abord, nous aimerions nous adresser à celles/ceux qui ont clamé haut et fort pour la présomption d’innocence, celles/ceux qui se sont empressé.e.s de parler des personnes dénoncées en questionnant d’abord et avant tout ce qui a été fait et laissant sous-entendre qu’il n’y a aucune preuve de la culpabilité des agresseur.es. Vous êtes-vous arrêté deux secondes pour vous indigner et éprouver ne serait-ce qu’un peu d’empathie pour les victimes des gestes qui ont été posés?

Ça vous fatigue de ne pas savoir en détail ce qu’ils/elles ont fait? De ne pas savoir les détails croustillants pour exciter vos esprits tordus? Que ce soit des propos sexistes, du harcèlement, de l’abus de pouvoir, une agression sexuelle, en quoi un de ces gestes est plus acceptable que l’autre? Vous décrire les actes commis contribue à mettre en danger les victimes en laissant l’opportunité aux agresseur.es d’identifier celles-ci. Vous décrire les actes commis contribue à refaire vivre aux victimes les traumas.

On s’est fait reprocher à plusieurs reprises de garder l’anonymat. De dénoncer de manière anonyme tout en nommant les agresseur.es. Sachez qu’on ne changera jamais notre méthode d’action. Nous savons qu’elle est légitime. Nous considérons qu’il est nécessaire pour les survivant.es qui osent briser le silence de garder l’anonymat. Nous croyons qu’il s’agit d’une façon de les protéger, elles/ils et leur entourage, mais aussi une façon de dépersonnaliser les agressions en s’attaquant aux systèmes de domination. Nous restons anonymes, non pas pour nous cacher, mais pour occuper l’espace public en se protégeant du backlash. Parce que beaucoup trop de femmes ont subi ces comportements oppressants et patriarcaux. Ce n’est pas nous ni elles/ils qui devraient être pointé.es du doigt. Ce n’est pas nous qui devrions subir des interrogatoires interminables visant seulement à nous discréditer. Ce n’est pas à nous de subir l’exclusion et la stigmatisation parce que nous avons été victimes de comportements atroces. Ce n’est pas à nous d’être humilié.es. Ce n’est pas à nous qui de subir les menaces et voir notre vie s’effondrer, elle est déjà partie en fumée quand ils/elles nous ont agressé, violé, harcelé, intimidé, etc. Ça ne devrait pas être les agresseur.es qui soient protégé.es par la « présomption d’innocence », mais bien celles/ceux qui dénoncent. Car non, on ne dénonce pas une personne par plaisir ni vengeance. On les dénonce parce qu’ils et elles ont abusé.e leur position de pouvoir, qu’ils et elles ont abusé.es de nous. L’anonymat permet un rapport de force qui, visiblement, rend beaucoup d’entre vous mal à l’aise. On ne commencera certainement pas à hiérarchiser les agressions pour vous déculpabiliser.

Dénoncer une violence sexuelle sous le couvert de l’anonymat tout en nommant l’agresseur n’est pas seulement un outil servant à protéger les survivantes. Il s’agit aussi d’un outil permettant à celles-ci/ceux-ci de prendre un certain pouvoir sur leur agresseur.e, sur ceux/celles qui ont volé.es une partie de leur vie. Alors, oui! les six personnes du corps professoral dénoncées ont commis des actes irréparables. Oui, ils et elles doivent être dénoncé.es publiquement. Parce que s’ils et elles ont été dénoncé.es, ce n’est pas parce qu’il n’y en a «que» six à l’UQÀM. Non plus qu’il s’agit d’un hasard. Ils et elles ont eu et ont des comportements qui devaient être dénoncés. Entendez bien ici, qu’on ne se porte pas comme des justicières du féminisme, encore moins des femmes, ce qu’on a fait, on l’a fait parce qu’on était écoeurées que ces comportements soient sus par quelques personnes bien placées, mais reste dans l’ombre du privé ou de la discussion de corridor. Alors, vos «présomptions d’innocence», vos «fausses dénonciations», on va s’en passer. Merci.

Au fait, qu’est-ce que la présomption d’innocence? Il s’agit de faire porter le fardeau de la preuve à la personne agressée, amenant celle-ci à revivre à mainte reprise l’agression vécue. Parce que oui, dans un processus judiciaire elle doit répéter encore et encore les événements, donc revivre la ou les agressions vécues. Processus au travers desquels on tentera par tous les moyens de discréditer sa parole.

Nombre d’entre vous saluent le courage des femmes qui dénoncent par le biais de #agressionnondénoncée, tant qu’elles ne nomment pas d’agresseur. Pourquoi ce type de prise de parole est perçu comme plus légitime?Parce que c’est plus facile à digérer quand on ne connait pas l’agresseur? Parce que ça permet aux agresseur.es de dormir tranquille? Parce qu’ils et elles n’ont pas à se préoccuper des répercussions sur leur petite vie et encore moins sur celle des survivant.es, qui, au final, se retrouve seul.es à gérer les répercussions des accusations et des dénonciations? Nous croyons qu’il est fondamental de dénoncer non seulement les actes, mais aussi les personnes les ayant commises, car elles font partie des systèmes d’oppression et reproduisent les schèmes de domination. Ils et elles font partie du problème, leurs gestes sont un problème. Car, si nous avons subi des violences sexuelles et/ou psychologiques, c’est que quelqu’un.e quelque part les a commises, alors oui, il faut nommer.

– Tou.te.s coupables?

Malheureusement, une des principales caractéristiques des agresseur.e.s est leur incapacité à porter la responsabilité de leurs actes, à reconnaitre qu’ils ont porté préjudice à quelqu’un d’autre. Ils auront plutôt tendance à jouer la carte de la victime cherchant ainsi des appuis.

Prenez un instant et observez les comportements et réactions des personnes dénoncées et vous pourrez certainement arriver à vos propres conclusions. Osez en discuter réellement avec celles-ci/ceux-ci. Quelle est leur perception de la situation? Dénotez-vous de l’empathie? de l’introspection? des remises en question? non? Vous saurez alors à quoi vous en tenir.

Qu’ils/elles aient commis ou non les actes reprochés, leurs paroles et leurs gestes parlent pour eux/elles. Une personne réellement dénoncée à tort pourra certainement être en colère, mais tentera surement de comprendre ce qui s’est passé. Si on pense à ce professeur qui déclare devant sa classe être victime de diffamation et qu’il n’a rien à se reprocher, tout en se victimisant et cherchant les appuis on pourrait se questionner sur ses réelles intentions. Sentir le besoin de se justifier et de rétablir la situation est certes un moyen de se protéger, mais surtout lorsqu’on a quelque chose à se reprocher.
De plus, un journaliste laissait sous-entendre que l’un de ces profs dénoncés avait pour simple faute fait preuve de sexisme en invitant seulement des hommes comme conférenciers au colloque qu’il organisait. Croyez-vous naïvement que c’est tout ce qu’on tentait ainsi de dénoncer?

Et, le système?

– Système judiciaire patriarcal.

Ah oui, c’est facile de dire aux victimes d’agressions sexuelles et à ceux et celles qui font des dénonciations de passer par les voies « officielles », qu’il y a des lois, des procédures mises en places, une « bonne » façon de faire. Pourquoi alors 2/3 des femmes victimes d’agressions sexuelles qui n’ont pas porté plainte disent ne pas faire confiance au système judiciaire?

Comment faire confiance à un système qui est basé sur la présence de preuves alors que dans les cas d’agressions sexuelles, très souvent il n’y a pas de traces physiques, pas de preuves matérielles, et surtout pas de témoin. C’est la parole de la victime contre celle de l’agresseur, la parole des dominé.es contre celle des dominants. Et, dans les procès, la défense utilise des stratégies afin de retarder le procès, en plus d’utiliser un langage violent et de mettre de l’avant les mythes et préjugés entourant les agressions à caractère sexuel pour discréditer le témoignage des femmes. En enclenchant un processus de plainte, les victimes d’agressions sexuelles deviennent témoins de leur propre histoire, les événements ne leur appartiennent plus, mais elles doivent quand même les revivre, dans les moindres détails face à leur agresseur. C’est un crime contre la « société », donc le procureur n’est pas l’avocat de la victime, il ne la défend pas, sa position est « neutre », et en plus, les audiences sont ouvertes au public, donc la victime doit témoigner devant une salle pouvant être remplie d’ami.es de l’agresseur. Sur les 10% de femmes qui vont porter plainte contre leur agresseur, seulement 3% se rendent jusqu’au procès, et plus souvent qu’autrement, l’agresseur est acquitté, généralement par manque de preuves. Et la nouvelle mode pour les agresseurs acquittés : poursuivre la victime pour diffamation ou atteinte à la réputation, ça donne envie aux victimes de passer par là! Et les fausses dénonciations, laissez-nous tranquilles avec ça, le taux de fausses accusations tourne autour de 2%!

Ce n’est pas avec un système comme celui-là, qui ne fait que remettre en doute la parole des femmes, que la justice sera réellement rendue!

– L’UQÀM, pas très différente

Dans un contexte comme l’université, les étudiant.es ne sont que de passage, quelques années, le temps d’un bac, d’une maitrise, peut-être d’un doctorat, alors que les professeur.es y sont depuis plusieurs années habituellement, ou vont y rester pour plusieurs années.Les professeur.es sont les ressources, connaissent le jeu, ont de la « crédibilité », de l’autorité, et du pouvoir (comparativement aux étudiant.es). Pouvoir de donner des contrats de recherche, de correction, des lettres de références.

Le Bureau d’intervention et de prévention en matière de harcèlement (BIPH) n’existe pas pour soutenir les personnes qui désirent porter plainte. Le bureau existe surtout pour tenter de résoudre les « conflits ». Il n’offre ni soutien psychologique ni sécurité physique aux victimes qui dénoncent. La politique 16 de l’UQAM contre le harcèlement est inefficace et grandement critiquée par les étudiant.es, même l’administration reconnait qu’il y a des problèmes. Les agressions sexuelles ne font pas partie des huit demandes possibles pour le BIPH, l’agression sexuelle n’est donc pas une catégorie, il faut utiliser celle du « harcèlement », sauf que dans harcèlement, il y a le caractère répétitif d’un acte.

Et que dire des 2 seules plaintes retenues et jugées recevables sur les 112 déposées au BIPH à l’année 2012-2013 (www.sendspace.com/file/nu0fyo)… On vous laisse juger par vous-même. Peu de plaintes sont jugées recevables, et les conséquences sont pratiquement inexistantes.

L’instrumentalisation

Rappeler « à l’ensemble du corps professoral ses responsabilités en regard de l’exercice de ses fonctions en situation de pouvoir », c’est très apprécié, mais ce n’est pas assez. Encore faut-il nommer ce pouvoir et ce qu’il permet. Exercer le métier de professeur, ou la « vocation » si vous êtes un.e professeur de littérature, c’est transmettre un savoir qui n’est pas neutre, c’est contribuer à l’élargissement du champ de connaissance, c’est pouvoir offrir des bourses, des contrats de recherches, des contrats de correction et en tant qu’étudiant.es on a besoin d’avoir une quelconque relation avec vous pour acquérir ces connaissances, pour obtenir ces contrats, pour participer à l’élargissement des champs de connaissances produites à l’intérieur des universités. Maintenant que cette boite de pandore est ouverte nous allons pouvoir nommer les choses un peu plus profondément, les problèmes de harcèlement, d’instrumentalisation du pouvoir professoral, ce n’est pas seulement le comportement des 6 professeur.es ciblé.es par les autocollants, ni seulement les professeur.es nommer par les témoignages des étudiant.es envoyé à l’ombudsman, c’est beaucoup plus complexe que cela. Qu’est-ce qui permet ces comportements? Tout le monde, mis à part quelques professeur.es du département de littérature qui se sont exprimé.es dernièrement, s’entendent pour dire que les agressions sont inacceptables, maintenant tentons de nommer ce qui permet à ces agressions, cette instrumentalisation du pouvoir ou le harcèlement, d’avoir lieu. Les structures qu’elles soient formelles ou informelles reconduisent, perpétuent les rapports de pouvoir, les systèmes de dominations. Si l’administration de l’UQÀM ne se sent pas apte à régler le problème, c’est peut-être qu’elle n’est pas la meilleure pour le faire. Les étudiant.es sont certainement mieux placé.es pour proposer des solutions et doivent faire partie intégrante du processus de réflexion autour de la politique 16. A-t-on vraiment besoin de recueillir un grand nombre de témoignages pour saisir ce qui permet par exemple, à un.e professeur.e de refuser la direction d’une thèse parce qu’il/elle est incapable de gérer son désir envers son étudiant.e.

De l’action à la récupération

– Soyons honnêtes.

Certes, cette action avait notamment pour objectifs de remettre la question des rapports de pouvoir sexués au sein de l’UQÀM et certaines pratiques qui en découlent. Certes, ces actions étaient ciblées, coordonnées et dirigées afin d’entreprendre la corvée de se retrousser les manches, ouvrir et déplier cette boîte de pandore complexe, fluide et multiple qu’est la culture du silence, de l’aveuglement volontaire et la reproduction des inégalités sociales. Mais avant tout, soyons claires. Les rapports de pouvoir sexués (et dans ce cas-ci hétérosexuels) ne sont qu’une mince facette de l’ensemble des problématiques auxquels nous devons faire face, et ce, seulement à « l’Université du Peuple ». Que dire de l’exploitation des employé.e.s de soutien (que nous devrions d’ailleurs renommer employé.e.s piliers), qui sans elles et eux, l’université ne pourrait tenir? Qui nettoie nos « actions directes »? Que dire du mépris à peine voilé envers ces « subalternes », anonymisé.e.s et invisibilisé.e.s? Que dire de la pression à concevoir les corps comme étant des outils sexués, binarisés et hétéronormés? Il y en aurait long à dire et nous refusons la prétention de se positionner en héroïnes et porte-parole de l’ensemble des luttes à mener. Cependant, tant qu’à nous imposer dans la tribune nous devons avoir la rigueur et l’humilité de souligner quelques angles morts de notre démarche et circonscrire la portée de cette action.

– Parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en…. Really?

Ceci étant dit, cette action ciblée a été récupérée de tous les côtés, et c’était prévisible, puisque nous ne sommes pas des master puppet contrôlant l’ensemble des lignes de communications des médias de masse et des gourous de la bienséance. Quelques journalistes ont tenté d’entrer en communication avec nous (notamment La Presse) afin de faire une « enquête de fond » sur les questions de la culture du viol et de ce qu’elles et ils interprètent comme des dénonciations (jusqu’à ce texte d’ailleurs, le collant indiquait seulement une politique uqamienne posée sur quelques portes, politique qui, sommes toute n’est qu’une perspective parmi tant d’autres). Non, on ne va pas vous donner le scoop de votre carrière, non on ne va pas vous laisser vous réapproprier et charcuter nos positions. Si nous avions voulu que les médias de masse soient notre porte-voix, ne vous inquiétez pas, on sait où vous trouver. En fait, vous êtes partout, à nous pourrir l’existence. La grève de 2012 n’est pas si loin et on s’en souvient. On se souvient que vous avez détruit des réputations et traîné nos camarades dans la boue les humiliant, les pourchassant eux et elles, leur famille. Et outre cette époque, jour après jour, sous le masque de la « chronique » vous déversez votre fiel sexiste raciste homophobe, à peine voilé et sous la critique, vous vous positionnez en victimes au nom de cette très précieuse liberté d’expression. Nous répétons, nous ne sommes pas les justicières des féministes (encore moins de l’ensemble des femmes) et nous ne souhaitons pas nous positionner comme police des moeurs. Il est désolant et tout de même révoltant de constater comment cette action à été instrumentalisée, manipulée et dirigée à des fins opportunistes et politiques. Que dire du dégoût que nous avons eu en apprenant que l’argument de cette action a été mobilisé afin de ne pas renouveler le contrat de travail d’une personne ciblée (la seule femme d’ailleurs) par les autocollants? Que dire du fait que dans les six personnes (oui oui, six) interpellées ce soit celle-ci uniquement qui ait reçu ouvertement des représailles?

– Messieurs les « alliés », aux tribunes! (non, taisez-vous donc et écoutez).

Néanmoins, le fait de ne pas avoir eu notre visite ne blanchit personne, parce que dans un certain sens, oui, on a tous été l’oppresseur-e de quelqu’un-e tôt ou tard, peu importe le sexe qui nous a été attribué à la naissance.Ce n’est en aucun cas un argument recevable pour dépolitiser et dématérialiser les enjeux d’appropriation et d’exploitation d’un groupe sexué sur un autre. Il était certes prévisible que le fait de cibler certaines personnes allait avoir pour effet de stigmatiser ces individus et ainsi évacuer la question du continuum des rapports sociaux de sexes. C’est une critique ou un état de fait qui se doit d’être pris en compte. Et nous sommes toutes d’accord pour dire qu’il ne suffit pas de déloger quelques pommes pourries et ainsi passer à autre chose. Nous croyons que c’est l’ensemble du processus complexe des rapports de pouvoir qui doit être radicalement transformé. Nous constatons cependant que c’est nous attribuer un gros mandat que de faire de cette action le porte-étendard du processus d’éradication des oppressions de classe de sexe.

Nous répudions le fait que certains hommes, se positionnant comme « alliés » s’adonnent à une gymnastique habile et paternaliste de récupération de cette action à des fins d’augmentation de leur capital politique ou de sympathie, au nom de la « solidarité » militante. Nous n’avons pas besoin d’hommes avec des accès privilégiés à certaines tribunes ou poste de pouvoir (professoral, syndical, organisationnel) pour nous défendre haut et fort et clamer notre soi-disant « courage », plus fort que nos voix, au-delà de nos actes. Ça suffit. Nous ne sommes pas courageuses, nous sommes fâchées, révoltées, épuisées, déterminées. Cette récupération empiriquement récurrente dans les milieux militants reconduit les rapports d’appropriation entre détenteurs sexués de capitaux et pouvoirs divers envers un groupe, une catégorie hétérogène tentant de se réapproprier d’une manière (polémique certes) un espace politique de lutte. Alors, messieurs, taisez-vous, écoutez, réfléchissez et cessez de manipuler, contrôler et orienter les paramètres de cette action. Nous appelons l’ensemble des « alliés » à se remettre en question, réfléchir à l’ensemble des rapports de pouvoir perpétrés et les multiples divisions sexuelles (du travail) qui en découle et surtout, à faire profil bas.

Nous sommes plus que vous ne le croyiez et jamais nous ne nous tairons!

Source: http://antisexisme-uqam.org/category/pratiques-discriminatoires/, 02-dec-2014

Comments are currently closed.